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MTV Movie Awards |
Catégorie |
Année | Bénéficiaire
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Meilleur méchant | 2010 | Tom Felton |
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Academy of Science Fiction, Fantasy & Horror Films |
Catégorie |
Année | Bénéficiaire
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Meilleurs costumes | 2010 | Jany Temime |
Meilleur film fantastique | 2010 | |
Meilleure direction artistique | 2010 | Stuart Craig |
Meilleurs effets visuels | 2010 | Tim Burke, John Richardson, Nicolas Aithadi , Tim Alexander |
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BAFTA |
Catégorie |
Année | Bénéficiaire
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Meilleure direction artistique | 2010 | Stuart Craig et Stephanie McMillan |
Meilleurs effets visuels | 2010 | Tim Burke, John Richardson, Nicolas Aithadi, Tim Alexander |
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Grammy |
Catégorie |
Année | Bénéficiaire
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Meilleur musique de film | 2010 | Nicholas Hooper |
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MTV Movie Awards |
Catégorie |
Année | Bénéficiaire
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Meilleur acteur | 2010 | Daniel Radcliffe |
Meilleure actrice | 2010 | Emma Watson |
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Oscars |
catégorie |
Année | Bénéficiaire
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Meilleure photographie | 2010 | Bruno Delbonnel |
![]() Harry Potter et le prince de sang-mêlé est l'adaptation du sixième et avant dernier roman de la saga Harry Potter de l'écrivain J.K. Rowling, l'un des plus gros best-seller de toutes l'histoire de l'édition, ouvrages religieux mis à part. Après le refus du réalisateur Guillermo Del Toro, pris par son film Hellboy 2, les légions d'or maudites, le film se verra confié à David Yates, déjà à l'œuvre sur Harry Potter et l'Ordre du Phénix, et il reprend l'intégralité (ou peu s'en faut) du casting du précédent film. C'est très logiquement que le film suivra de près l'histoire et les événements racontées par J.K. Rowling dans son livre, et ce pour le plus grand plaisir des fans. Plaisir qui sera partagé par les producteurs de ce nouvel opus, Harry Potter et le prince de sang-mêlé rapportant au final pratiquement un milliard de $ de recettes (pour un budget de 200 millions de $), l'un des plus gros scores de toute la franchise (ce résultat n'est peut-être d'ailleurs pas pour rien dans le choix de couper le dernier opus, Harry Potter et les reliques de la mort, en deux parties). Il faut dire que la Warner, consciente du potentiel du film, avait délibérément repoussé la sortie en salles de plus de six mois (de novembre 2008 à juillet 2009), afin de ne pas avoir de concurrence trop marquée (en particulier The Dark Knight, lui aussi produit par la Warner, dont la sortie se trouvait exactement dans le même créneau qu'Harry Potter et le prince de sang-mêlé). ![]() Ce succès s'explique aussi par la qualité technique du film: la photographie du français Bruno Delbonnel (Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, un long dimanche de fiançailles) y est pour beaucoup, tout comme les costumes, et bien entendu les effets spéciaux. Ces derniers en particulier diffèrent quelque peu des choix artistiques des précédents films, en cherchant à intégrer le plus possible les deux mondes que sont celui des humains (des moldus) et celui des sorciers, avec en particulier des SF moins visibles (on est ainsi assez loin du Magicobus visible dans Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban, par exemple). Ce choix de discrétion se prête en fait plutôt bien à cet épisode, au final assez avare en démonstrations fantastiques. En effet, l'histoire pourrait se résumer en quatre parties: ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Mis à part le dernier cas (et ce uniquement dans la dernière demi-heure du film), toutes les autres intrigues du film ne nécessitent que très peu d'effets spéciaux extravagants (en particulier tout ce qui concerne les amourettes des élèves, amourettes qui occupent pourtant une bonne partie des 2H30 de film). En fait, la partie la plus intéressante est sans doute celle qui concerne le professeur Slughorn (incarné par le toujours aussi parfait Jim Broadbent, nouveau venu à Poudlard. Un personnage qui est en possession d'un secret qui non seulement permet d'expliquer la quasi immortalité de Voldemort mais aussi et surtout le moyen de le tuer! Et le professeur Slughorn s'avérera être un personnage complexe, l'un des plus intéressants de toute la saga, car n'étant ni blanc, ni noir, ce qui est le cas de tous les autres personnages, en dehors de Rogue (toujours incarné par le génial Alan Rickman), le seul autre cas de personnage à la psychologie complexe. Etrangement, les deux personnages les plus fouillés sont des Serpentards (et ce même ce fait n'est jamais précisé dans le film en ce qui concerne Slughorn). ![]() Un autre serpentard va voir son rôle et sa psychologie s'étoffer avec ce nouvel épisode, il s'agit de Drago Malefoy, toujours incarné par Tom Felton (quoique ce dernier a réfléchi à deux fois avant de resigner pour la suite de la saga, l'acteur étant mécontent, à l'époque, de la direction que prenait son personnage et surtout l'utilisation qui en était fait au sein des films). Mais ici, l'acteur ne peut être que satisfait de la tournure des événements, son personnage s'étoffant pour devenir une sorte de Harry Potter du mal, un jeune homme a qui Voldemort a confié une mission de la première importance. La découverte du contenu de cette mission est l'un des moteurs du film, et correspond même au climax du film, un climax qui en aura choqué plus d'un (en particulier lors de la sortie du livre, mais qui en fait n'est rien d'autre que la redite du final d'Harry Potter et l'Ordre du Phénix, en tout cas pour Harry. D'ailleurs ce climax, où l'on voit Rogue / Alan Rickman regarder tomber sa victime, est un clin d'œil évident au film qui a révélé l'acteur, à savoir piège de cristal, son personnage finissant exactement de la même façon, avec un effet miroir inversé ici. ![]() Quand à la partie concernant les agissement mystérieux de Dumbledore (ainsi que la raison d'être de sa main racornie), même si cela sert aussi quelque peu de film conducteur au récit, n'en reste pas moins insignifiant, et presque tiré par les cheveux quand à la raison pour laquelle il fait appel à Harry à la fin du film. En effet, si l'on part du principe qu'il cherche à préparer Harry à affronter Dumbledore, pourquoi le faire participer seulement maintenant? Et si ce n'est pas pour cela, pour quelle autre raison? En tout cas, cela a pour conséquence l'un des seules grandes scènes fantastique à effets spéciaux du film. Dommage que Peter Jackson n'ait réalisé quelques années auparavant un obscur petit film, tant le spectateur a l'impression d'assister à un plagiat de l'un des passages phares du Seigneur des anneaux, à savoir la traversée de la Moria: Même gestion de la lumière (ou plutôt de son absence), même apparence générale des grottes (le lac souterrain en particulier, qui semble être celui où tombe le Balrog au début des Deux tours), même population rampante (les orcs dans l'un, les inferii dans l'autre), voir même une ressemblance frappante avec certains personnages phares de la saga de Peter Jackson (les inferii - Gollum, et Dumbledore - Gandalf). Bref, une scène capitale pour le film et l'histoire en partie gâché par le manque d'idées visuelles du cinéaste. ![]() Le réalisateur préfère visiblement se concentrer sur les amourettes de nos jeunes héros, une trame bien évidemment présente dans le roman, mais qui n'a que peu de place dans un blockbuster comme celui-ci. Surtout lorsque ces histoires d'hormones influe négativement sur le rythme. Et encore plus lorsque les enjeux sont clairs comme de l'eau de roche depuis quelques épisodes déjà (cf. la relation Ron/Hermione). Harry Potter et l'Ordre du Phénix souffrait déjà du même problème, mais il est encore plus flagrant dans ce sixième opus. Lié à ces histoires d'amour d'adolescents, un nouveau personnage fait son apparition (l'un des rares de ce film). Il s'agit de Lavande Brown, dont le rôle fut obtenu par la jeune actrice Jessie Cave, et ce devant 7000 postulantes. ![]() En dehors de Jessie Cave et bien entendu de Jim Broadbent, les nouveaux venus dans la saga Harry Potter sont essentiellement Helen McCrory et Hero Fiennes-Tiffin. La première, qui joue la mère de Drago Malefoy, est le premier Mangemort faisant preuve d'un tant soi peu d'humanité, et ce même si ce n'est qu'envers sa propre progéniture. Une façon (certes discrète) de rappeler que le mal n'est dans la vraie vie jamais absolu. Tous les autres ne sont animés que par le besoin de faire souffrir les autres (Voldemort, Fenrir Greyback), d'obtenir du pouvoir (Lucius Malefoy, absent de ce film pour cause d'emprisonnement à Azkaban), ainsi bien sur que de vaincre la mort, serait-ce au détriment des autres (Voldemort). Voldemort, justement, n'apparait pas dans le film sous les traits de Ralph Fiennes, mais sous ceux de son neveu Hero Fiennes-Tiffin, qui fut engagé pour sa ressemblance avec son oncle. Le jeune acteur s'en sort d'ailleurs plus qu'honorablement, puisque malgré une présence à l'écran très courte, il marquera les esprits des spectateurs. ![]() A noter que le film n'est pas passé loin du hors-sujet. Pour rappel, le septième et dernier tome des aventures du petit sorcier, Harry Potter et les reliques de la mort, est sorti en octobre 2007, soit en plein durant le tournage du film de David Yates. Conclusion, le cinéaste, ainsi que son scénariste Steve Kloves, n'avaient qu'une vague idée de ce qu'allait contenir le roman de J.K. Rowling. C'est ainsi qu'une idée à priori banale a failli compromettre la mise en chantier du film suivant, Harry Potter et les reliques de la mort: En effet, Steve Kloves imagine qu'Harry entre en possession de la baguette de Dumbledore à la fin du film. Mais fort heureusement, J.K. Rowling veille au grain, et indique au scénariste que la possession de la dite baguette est au centre même de son roman, Harry Potter et les reliques de la mort, et qu'il ne peut être question de voir Harry Potter en possession de la baguette de Dumbledore. ![]() Si vous avez aimé Harry Potter et le prince de sang-mêlé, vous aimerez aussi:
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Malgré de gros problèmes de fonds, à savoir problème de rythme, gestion de enjeux narratifs approximatifs, longueur du film, et ce jusqu'à la
révélation de l'identité du fameux prince, qui non seulement tombe comme un cheveu sur la soupe, mais en plus ne prête à aucune conséquence,
Harry Potter et le prince de sang-mêlé est à ce jour l'un des films les plus rentables de la saga, ayant même le record de recettes sur une semaine, avec 394 millions
de $. Surtout, ce film a redonné confiance au studio, quelque peu déçu et inquiet de voir leur marge se réduire de films en films (des films de plus en plus chers, pour
des résultats certes faramineux, mais plutôt à la baisse); au point de décider de découper en deux parties distinctes la dernière partie de la saga. Le
résultat, la même année que Harry Potter et le prince de sang-mêlé du film de James Cameron, Avatar,
sera aussi pour beaucoup dans le choix de diffuser les deux derniers opus en 3D, le relief étant rajouté en postproduction, à la façon de films comme
le choc des titans (version Louis Leterrier) ou bien encore Alice au pays des merveilles (version
Tim Burton).
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