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Jamais plus jamais


 
Affiche du film

 


 

Titre original

Never say never again

Synopsis

Une fois de plus, James Bond lutte contre l'organisation terroriste internationale "spectre". L'organisation a détourné 2 bombes atomiques, et le célèbre agent sera bientôt contraint de s'introduire dans le repaire d'un révolutionnaire fanatique qui a kidnappé la fille d'un milliardaire. Mais les "affaires" ne commencent vraiment qu'aux Bahamas où l'attend une tueuse redoutable, Fatima....

Genre

Espionnage

Année de production

1983

U.S.A. Angleterre Allemagne

Date de sortie en France

30 novembre 1983

Réalisateur


Musique

Michel Legrand

 

Casting

Acteur
Photo
Rôle
Sean Connery James Bond
Klaus Maria Brandauer Maximilian Largo
Max von Sydow Ernst Stavro Blofeld
Barbara Carrera
Barbara Carrera Fatima Blush
Kim Basinger Domino Petachi
Bernie Casey
Bernie Casey Felix Leiter
Edward Fox
Edward Fox M
Alec McCowen Q
Rowan Atkinson
Rowan Atkinson Nigel Small-Fawcett
Pat Roach Lippe
Valerie Leon la fille aux Bahamas
Robert Rietty Le ministre italien

 

Nominations

Saturn Award Academy of Science Fiction, Fantasy & Horror Films
catégorie
Année
Gagnant
meilleur film1984 
meilleurs effets visuels1984Ian Wingrove

 
Golden Globe Golden Globe
catégorie
Année
Gagnant
Meilleur actrice dans un second rôle1984Barbara Carrera

 

 

Critique du Film

Note :
 
Fatima Blush (Barbara Carrera)
 
La guerre des Bond

 
Cela faisait douze ans que les fans de Sean Connery attendaient que celui-ci accepte de nouveau de jouer dans un James Bond. Depuis son dernier film dans le smoking du charismatique agent secret, Les diamants sont eternels, l'acteur britannique Roger Moore l'avait remplacé, dans pas moins de 5 films. La sortie la même année de deux films 007 ne pouvait que faire couler de l'encre. D'un côté le James Bond originel, Sean Connery, dans Jamais plus jamais, dirigé par le réalisateur de L'Empire contre-attaque (un cinéaste qui avait déjà dirigé l'acteur une vingtaine d'années plus tôt dans l'homme à la tête fêlée), de l'autre le séduisant (mais plus tout jeune) Roger Moore, dans Octopussy, de John Glen. Tout le monde voyait sortir vainqueur de ce duel le film d'Irvin Kershner. Même s'il fit un score plus qu'honorable, avec 160 millions de $ de recettes à l'international, c'est bel et bien le film officiel de la franchise qui remportait le duel des Bond, avec 187,5 millions de $ de gains.
En dehors de cette victoire purement financière, le film est avant tout le remake d'un autre James Bond, Opération tonnerre (1965), déjà avec Sean Connery. Les droits du roman d'Ian Flemming étaient en effet disponibles, et après un combat juridique contre Eon Productions Jack Schwartzman put tourner son James Bond. Celui-ci se trouve être au final plus inspiré du premier scénario écrit par Ian Flemming que du roman du même nom. Quelques légères différences entre les deux films (noms de certains personnages, localisations, modernisation,...), et le tour est joué: James Bond est de retour.
Le producteur a voulu aller plus loin, en engageant le compositeur John Barry pour son Bond, mais celui-ci a décliné l'invitation pour respect pour les producteurs de la mythique saga. Sean Connery, de son côté, n'a pas eu le même égard.
 
James Bond (Sean Connery) et Domino (Kim Basinger)

 
Volontairement à moitié parodique, Jamais plus jamais nous dévoile un James Bond vieillissant, au cheveu rare (Sean Connery a toujours porté un postiche, même à l'époque de James Bond 007 contre docteur No), au tatouage apparent, et au corps usé (particulièrement marqué lors de son passage à l'hôpital de remise en forme). M, le chef des services secrets, n'a pas confiance en l'agent 007, et l'envoie sur les missions considérées comme les moins dangereuses. On retrouve même (un hasard) le futur Mr Bean, Rowan Atkinson, dans le rôle d'un contact de l'agent secret. Il est amusant de voir qu'après avoir tourné dans un Bond, il en parodiera le genre dans son Johnny English, en 2003.
On retrouve donc un certain amusement chez les acteurs de ce film. Entre un Klaus Maria Brandauer et une Barbara Carrera cabotinant à mort dans leurs rôles de méchants, on retrouve donc Sean Connery jouant avec le personnage qui l'a rendu célèbre, allant même jusqu'à jouer avec le public dans le dernière image du film (un clin d'oeil en direction du spectateur), montrant ainsi que ce film est le dernier film qu'il jouera dans la peau de Bond. Tout comme l'avait été les diamants sont eternels et On ne vit que deux fois avant ce Jamais plus jamais... D'ailleurs, l'acteur écossais incarnera encore une fois le rôle de l'agent secret 007 après ce film... dans le jeu vidéo from russia with love. Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais!
Le seul autre James Bond où un acteur joue avec le public (en dehors du parodique Casino Royale avec Woody Allen) est Au service secret de sa majesté, où l'acteur principal, George Lazenby, parle à son public.
 
un James Bond malicieux dans Jamais plus jamais (Sean Connery)

 
Côté casting, ce film est pour le moins bien loti. En dehors de Sean Connery, alors au top de sa popularité, on retrouve l'acteur suédois Max Von Sydow, dans le rôle du chef du SPECTRE, mais aussi l'acteur autrichien Klaus Maria Brandauer, la belle Barbara Carrera, et la jeune et encore inconnue Kim Basinger.
Le spécialiste des arts martiaux, Steven Seagall a lui aussi participé à Jamais plus jamais, en tant qu'instructeur en arts martiaux. Il a d'ailleurs lors d'une démonstration, cassé le poignet de l'acteur principal, Sean Connery.
Pour la petite histoire, l'actrice Valerie Leon a l'honneur, tout comme Lois Maxwell, d'avoir croisé le fer avec les deux agents 007, Roger Moore et Sean Connery (le premier dans l'un des tous meilleurs Bond de la saga, L'espion qui m'aimait).
Il s'agit aussi du premier Bond où l'agent de la CIA Felix Leiter est joué par un acteur afro-américain. Il faudra attendre 20 ans (et Casino Royale) pour que cela se reproduise.
 
   
 
 


 

Conclusion

Klaus Maria Brandauer est Max Largo dans Jamais plus jamais

 
Film en demi-teinte, semi parodique mais pourtant typiquement bondien, marquant le grand retour de Sean Connery dans le rôle de l'agent secret de sa Majesté, et pourtant ne faisant que peu de vagues, Jamais plus jamais est un bon divertissement, bien supérieur à la majorité des Bond qui suivront, mais sans cependant atteindre les sommets précédemment atteints dans la saga (Goldfinger par exemple).
Pourtant mené par un réalisateur talentueux, Irvin Kershner, le film Jamais plus jamais n'arrive jamais à vraiment impliquer le spectateur dans l'histoire.
Sans jamais être désagréable, le film se laisse voir, mais toujours avec un léger arrière goût de rendez-vous manqué.
Dommage, car presque tout était fait pour que ce film soit une grande réussite.
 
Klaus Maria Brandauer est Max Largo dans Jamais plus jamais

 


 
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