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On ne vit que deux fois


 
Affiche du film

 


 

Titre original

You ony live twice

Synopsis

Le gouvernement d'un pays asiatique veut provoquer un conflit armé entre les Etats-Unis et l'URSS. Afin de rester dans l'anonymat, il a confié cette mission au SPECTRE. Encore une occasion pour le célèbre James Bond de montrer toutes ses possibilités dans bien des domaines...

Genre

Espionnage

Année de production

1967

Angleterre

Date de sortie en France

20 Septembre 1967

Réalisateur


Musique

John Barry

 
 

Casting

Acteur
Photo
Rôle
Sean Connery James Bond
Akiko Wakabayashi
Akiko Wakabayashi Aki
Mie Hama
Mie Hama Kissy Suzuki
Donald Pleasence
Donald Pleasence Ernst Stavro Blofeld
Tetsuro Tamba
Tetsuro Tamba Tigre Tanaka
Robert Rietty voix de Tigre Tanaka
Bernard Lee M
Lois Maxwell Miss Moneypenny
Desmond Llewelyn Q
Teru Shimada
Teru Shimada M. Osaka
Karin Dor Helga Brandt
Charles Gray
Charles Gray Dikko Henderson
George Roubicek Un astronaute américain
Burnell Tucker Le contrôleur aérien à Hawaï
Cecil Cheng Un technicien dans la chambre de contrôle
Ric Young Un agent chinois

 

Récompenses

Les récompenses obtenues par le film On ne vit que deux fois furent :
 meilleur film en 1967 aux Golden Screen allemands.

Nominations

BAFTA BAFTA
catégorie
Année
Nomination
Meilleure direction artistique1968Ken Adam

 

Critique du Film

Note :
 
 
Helga Brandt (Karin Dor), femme fatale et ennemie de 007

 
Lors du lancement de la production d'On ne vit que deux fois, Sean Connery annonce officiellement que c'est la dernière fois qu'il enfile le costume de l'agent secret britannique qui a fait sa gloire. Cette déclaration est, dit-il, sans appel, et fait l'effet d'une bombe aussi bien au niveau des producteurs, qui craignent pour la pérennité de leur franchise, que pour les journalistes, qui voient là une occasion en or de dégoter un scoop. Le tournage au Japon n'empêche par une véritable armée de journalistes de faire la voyage à l'autre bout du monde, dans un pays encore très peu réceptif aux occidentaux (la seconde guerre mondiale, et en particulier la défaite japonaise, est encore présent dans le coeur de ses habitants), ce qui aura d'ailleurs comme conséquence de créer des tensions sur le plateau, lié à la présence même de cette foule de curieux.
 
James Bond (Sean Connery), un verre dans une main, une cigarette dans l'autre, mais toujours aux aguets

 
Afin de marquer le départ de l'acteur, il faut absolument frapper un grand coup:
 Première décision, trouver un réalisateur qui pourra apporter du sang neuf à la franchise. Ce sera Lewis Gilbert, sortant tout juste de l'énorme succès Alfie le dragueur avec Michael Caine. Il retournera par deux fois dans le monde de l'agent 007, tout d'abord dans l'espion qui m'aimait, puis dans Moonraker.
 Seconde décision: Tuer James Bond! Cela a un double effet; tout d'abord symbolique en tuant l'acteur ayant fait la gloire du personnage, marquant la fin de sa participation à la série, et ensuite dramatique, en créant un suspens intéressant. Bien entendu, cette mort est factice, et James Bond reviendra. Ce que ne pouvaient pas savoir les producteurs et les scénaristes, c'est que le départ de Sean Connery ne sera que temporaire, l'acteur revenant quelques années plus tard dans les diamants sont éternels, puis dans jamais plus jamais, mais ce coup-ci hors de la franchise officielle.
 Troisièmement: James Bond se marie. L'éternel coureur de jupon se retrouve la bague au doigt. Les fans savaient déjà que leur héros se mariait dans un roman d'Ian Flemming, mais pas dans le roman on ne vit que deux fois! Il est censé se marier dans un autre roman, Au service secret de Sa Majesté, qui sera d'ailleurs l'adaptation suivante. Ainsi, James Bond se marie dans deux films à la suite. Bien évidemment, dans le film présent, ce mariage n'est qu'une couverture. Mais cela aura fait couleur de l'encre. Petite anecdote, le film Au service secret de sa Majesté aurait du être tourné avant On ne vit que deux fois, mais pour des raisons de production il a du être décalé.
 
007 (sean Connery) au Japon

 
 quatrièmement: Le film On ne vit que deux fois montre enfin le visage du chef suprême de l'organisation criminelle ennemie de l'espion 007, le SPECTRE. Le choix de l'acteur ne fut pas facile, un premier acteur a été engagé, et a tourné quelques scènes, avant que les producteurs ne se rendent compte qu'il ne correspondait pas. Il a fallu le changer en urgence. Et ce fut Donald Pleasance qui fut pris. bien que le rôle de Blofeld fut depuis interprété par de nombreux acteurs (Anthony Dawson dans les films Bons baisers de Russie et Opération Tonnerre, Telly Savalas dans Au service secret de Sa Majesté, Charles Gray -qui tient dans On ne vit que deux fois le rôle d'un allié de 007- dans les diamants sont éternels, John Hollis dans Rien que pour vos yeux, et Max Von Sydow dans Jamais plus jamais), Donald Pleasance reste le seul et unique Ernst Stavro Blofeld. Le parodique Austin Powers et ses suites ne s'y est d'ailleurs pas trompé en pastichant le physique du numéro 1 du SPECTRE tel qu'il apparaît dans ce film.
 Dernière décision, et pas des moindres: exploser tout ce qui avait pu être fait jusqu'à présent en termes de décors. Le directeur artistique Ken Adam a mis la barre très haut, en se lançant dans la réalisation du plus grand décor jamais construit. Un décor représentant l'intérieur d'un volcan, dans lequel peuvent se poser des hélicoptères et des fusés spatiales (factices, elles), et se déplacer des véhicules sur rail.
 
Karin Dor pour la promo de On ne vit que deux fois

 
L'un des clous du spectacle est la navette spatiale capable d'avaler des modules spatiaux américains et russes. Le réalisateur Lewis Gilbert se souviendra de l'effet de cette navette lorsqu'il reviendra sur la franchises James Bond, et adaptera son idée dans l'espion qui m'aimait, avec cette fois-ci un super tanker engloutissant des sous marins russes, américains, et anglais. Les points communs entre les deux films ne s'arrêtent pas là, le but des mastervillain des deux films montrant des similitudes étranges; en effet, dans les cas le but est de déclencher une guerre entre les deux grandes nations en faisant accuser chacun de la disparition du bien de l'autre. De plus, on retrouve un Bond venant délivrer des militaires dans des geôles très similaires pour un combat final très proche. Les différences entre les deux films restent suffisamment nombreuses pour que l'on ait pas l'impression d'assister à un remake. On pourrait même dire que On ne vit que deux fois est le coup d'essai, l'espion qui m'aimait le coup de maître.
 
James Bond (Sean Connery) s'adapte facilement à la vie japonaise

 
Pour avoir le droit de tourner au Japon, pays alors peu enclin à accueillir des étranger, les autorités ont exigés à la production qu'ils engagent une majorité d'acteurs locaux. C'est pour cela que l'on retrouve en tête d'affiche tant d'acteurs japonais, les deux actrices principales ne sachant d'ailleurs pas un mot d'anglais avant le début du tournage. Cela a d'ailleurs poser de sérieux problèmes: il a fallu leur faire un stage intensif de prononciation. Mie Hama n'arrivant pratiquement pas à se débrouiller dans la langue de Shakespeare les producteurs ont donc décidé de faire appel à une autre actrice. Problème, l'actrice ne supportant pas l'échec, avait décidé de mettre fin à ses jours, à la façon japonaise! Un accord a donc été trouvé, le rôle le moins bavard des deux (celui de la future femme de Bond dans le film) lui revenant, contrairement à ce qui était initialement prévu.
 
Ernst Stavro Blofeld, le numéro 1 du SPECTRE (Donald Pleasence)

 
Les personnes attentives pourront remarquer au scénario la présence de Roald Dahl, écrivain célèbre en particulier pour ses livres pour enfants Charlie et la chocolaterie et Charlie et le grand ascenseur de verre, le premier ayant été porté à l'écran maintes fois, la dernière étant en 2004 par Tim Burton dans le film Charlie et la chocolaterie). L'auteur a en effet remplacé le scénariste de la série sur cet épisode.
 
Affiche anglo-saxonne pour On ne vit que deux fois

 
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  Film Pourquoi
L'Espion qui m'aimait L'Espion qui m'aimait Parce ce L'Espion qui m'aimait est pratiquement le remake d'On ne vit que deux fois, et qu'en plus il est réalisé par le même Lewis Gilbert
 
 

 

 

 

 

 
 
 


 

Conclusion

 

 
Toute l'équipe de On ne vit que deux fois sur le plus gros plateau de son époque

 
Premier James Bond du réalisateur Lewis Gilbert, On ne vit que deux fois était censé être le dernier film de la série pour Sean Connery, et les producteurs ont donc voulu marquer le coup en faisant de ce film le plus spectaculaire de la série. Opération réussie. Le film se laisse regarder avec beaucoup de plaisir, et a relativement bien résisté à l'outrage du temps.
 
Même s'il n'est pas le meilleur de la franchise, il réserve son lot de surprises et de scènes mémorables. Un film souvent sous-estimé par rapport à d'autres James Bond, mais qui s'en sort haut la main, restant au final dans le haut du panier des nombreux films de l'agent secret britannique.

 
Poster pour le film On ne vit que deux fois

 


 
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