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Academy of Science Fiction, Fantasy & Horror Films |
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Année | Gagnant
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Meilleur acteur dans un film de science-fiction | 1978 | Roger Moore |
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BAFTA |
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Année | Nomination
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Meilleure musique de film | 1978 | Marvin Hamlisch |
Meilleure direction artistique | 1978 | Ken Adam |
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Golden Globe |
catégorie |
Année | Nomination
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Meilleure chanson originale | 1978 | Marvin Hamlisch, Carole Bayer Sager |
Meilleure musique de film | 1978 | Marvin Hamlisch |
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Grammy Awards |
catégorie |
Année | Nomination
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Meilleure Bande originale de film | 1978 | Marvin Hamlisch |
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Oscar |
catégorie |
Année | Nomination
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Meilleure direction artistique | 1977 | Ken Adam, Peter Lamont, Hugh Scaife |
Meilleure musique | 1977 | Marvin Hamlisch |
Meilleure chanson originale | 1977 | Marvin Hamlisch, Carole Bayer Sager |
![]() Lorsque sort au cinéma l'espion qui m'aimait, la saga James Bond est bien rodée. Il s'agit en effet du dixième film de la série, et le troisième avec Roger Moore. Après les relativement décevants Vivre et laisser mourir et l'homme au pistolet d'or, les producteurs se devaient de faire un film inoubliable, et surtout de grande qualité. Albert R. Broccoli et Harry Saltzman, producteurs attitrés de la série, font pour cela appel à Lewis Gilbert, qui avait déjà signé un opus de la saga, On ne vit que deux fois. Nait alors l'un des films les plus spectaculaires de la saga, tout en gardant le coté décalé très second degré, propre à Roger Moore. L'acteur britannique, interprète de l'agent secret, a en effet pris le parti de s'éloigner de l'approche animale et quasi réaliste de Sean Connery, via un détachement et un flegme typiquement british (flegme déjà présent dans l'interprétation de l'acteur écossais, mais ici poussé à son paroxysme). Le coté dangereux de James Bond est ainsi un petit peu mis de coté, pour plutôt faire ressortir le coté séducteur de 007; ainsi dans l'espion qui m'aimait James Bond enchaîne les conquêtes à un rythme effréné, avec désinvolture, et toujours avec beaucoup de facilité. Voilà pour le coté érotisme (d'ailleurs, plus l'acteur vieillira et plus les James Bond girls seront nombreuses, comme pour détourner l'oeil du spectateur). ![]() Pour le coté dépaysement, les producteurs décident d'emmener James Bond dans le bassin méditerranéen, l'aventure de déroulant essentiellement en Egypte et en Sardaigne, l'agent secret faisant en sus un rapide passage par les Alpes autrichiennes, lors d'une des pré missions les plus réussies de la saga, au travers d'une course poursuite à ski hallucinante, se terminant par un saut en parachute totalement dans l'esprit Bond. Il ne faut pas oublier que la cible première de ce film est le public américain, et pour ce public, l'Europe est définitivement exotique. La vision d'Epinal de ses lieus, et de l'Egypte en particulier, peut prêter à sourire, mais le parti pris est bel et bien le coté irréel et "bigger than life". ![]() Même si le film est un condensé d'action non stop, le succès du film est à chercher ailleurs, car c'est bel et bien le duo Roger Moore/Barbara Bach qui fait la réussite du film. En effet, les deux acteurs, interprétant tous les deux les meilleurs espions de leur pays (l'Angleterre et la Russie), jouent à au jeu de la séduction/répulsion, le film étant totalement centré sur leur relation. Il faut dire qu'il est quasiment impossible, et surtout pour James Bond, de rester insensible aux charmes de l'espionne soviétique, interprétée par une sublime Barbara Bach, femme de Ringo Star à la ville. Le veinard! A noter que l'une des meilleures scènes entre les deux espions (celle où chacun attend dans sa chambre que l'autre vienne le rejoindre, et ce jusqu'à ce que la charmante Anya Amasova se fasse attaquer) a fortement marqué Steven Spielberg qui s'en souviendra et poussera le principe à son maximum quelques années plus tard dans Indiana Jones et le temple maudit, sauf que chez Spielberg c'est le héros qui se retrouve attaqué, avec un résultat très drôle à la clé. En mettant l'Angleterre et la Russie dans le même camp, les producteurs font d'une pierre deux coups: Tout d'abord, cela permet de raconter une histoire très amusante, où les deux espions se titillent constamment, jouant sur les prétendues qualités de leurs pays et leur propre compétence, mais par le même les producteurs caressent les russes dans le sens du poil, en montrant l'URSS sous un angle fort sympathique. Ce parti pris de ne pas choquer l'ennemi de l'époque est typique des Bond. En effet, même s'il se retrouve souvent confronté au bloc de l'est, James Bond n'est jamais réellement en conflit direct avec la Russie. Au pire, on le voit en concurrence avec l'Union Soviétique, comme c'est le cas dans l'espion qui m'aimait. ![]() Comme tout Bond réussi, l'agent secret se doit d'avoir des gadgets hors norme. Dans ce film, les scénaristes ont fait très fort, en confiant à l'agent 007 une Lotus Esprit d'exception. Non contente d'être équipé du classique jet d'encre, ainsi que d'un lance roquette idéal pour se débarrasser des hélicoptères, la Lotus est surtout capable de se transformer en sous-marin. La Lotus Esprit reste à ce jour, avec la fameuse Aston Martin DB5 vue dans Goldfinger la voiture la plus mémorable de James Bond, et l'un des véhicules de cinéma les plus connues. On reverra brièvement la Lotus dans un opus suivant, Rien que pour vos yeux, mais c'est bien lors de la poursuite en Sardaigne de l'espion qui m'aimait que la Lotus de 007 marquera les esprits. Avec un engin tel que celui ci 007 n'a pas besoin d'autres gadgets! ![]() Alors que le film est un condensé d'action non stop, il est paradoxal de noter que Roger Moore n'a pratiquement pas participé aux nombreuses scènes de combat auquel est confronté l'agent britannique. En effet, l'acteur n'a jamais été un grand athlète, et ce malgré ce que pourrait laisser penser sa filmographie, et est par conséquent pratiquement constamment doublé lors des scènes d'action. Au contraire des scènes de lits, où là, l'acteur donne de lui-même, au mépris du danger. ![]() On peur comprendre la réticence de l'acteur à se frotte physiquement à ses ennemis lorsque l'on voit à qui James Bond à affaire dans ce film: le tueur à gages Requin. Haut de 2,18 mètres et équipé de dents en aciers lui permettant de découper absolument tout et n'importe quoi, y compris les gorges de ses victimes, le terrifiant Requin est aussi pratiquement indestructible, résistant entre autre à l'effondrement d'un bout de temple égyptien, à une balle arrêtée par son fameux râtelier, à un requin qui se retrouve dévoré par le géant. Un ennemi là aussi emblématique de la saga James Bond. Tellement marquant qu'on le retrouvera dans le film suivant, Moonraker, dans des scènes encore plus spectaculaires. Richard Kiel, et son personnage Requin, a connu un tel succès grâce à ce rôle, qu'encore aujourd'hui, les fans de la saga lui vouent un véritable mythe. ![]() A noter qu'après de nombreuses années à affronter le SPECTRE, James Bond se voit combattre, avec l'arrivée dans le rôle titre de Roger Moore, de nouveaux ennemis. Désormais, l'agent 007 doit pratiquement à chaque nouvel épisode, sauver le monde d'un fou dangereux cherchant à le détruire. Dans l'espion qui m'aimait, le magnat de l'industrie pétrolière Karl Stromberg, cherche à détruire toute vie sur terre afin de créer un monde meilleur sous l'eau. Les scénaristes auront d'ailleurs peu d'inspiration pour l'opus suivant, Moonraker, l'ennemi de Bond ayant exactement les mêmes intentions, mais cette fois-ci, au lieu de se réfugier sous l'eau, le master villain ira dans l'espace. Moonraker est d'ailleurs beaucoup moins bien réussi que l'espion qui m'aimait, le charme (de Barbara Bach?) n'étant plus au rendez-vous. ![]() Au final, ce film, même (ou alors parce que) s'il ne se prend pas au sérieux, reste un des films de la franchise les plus réussis, arrivant avec bonheur à mélanger tous les ingrédients d'un Bond réussi, multipliant les jolies filles dans des tenues toutes plus sexy les unes que les autres. La magnifique Barbara Bach restera l'une des James Bond girls les plus marquantes de la saga, et l'une des plus belles. ![]() Si vous avez aimé l'espion qui m'aimait, vous aimerez aussi:
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Lewis Gilbert signe avec l'espion qui m'aimait le meilleur James Bond de la période Roger Moore, en mélangeant
habillement humour, action et érotisme. Ce film, très second degré, est un pur régal.
Malgré ses 30 ans ce film a très bien supporté l'outrage du temps, et ce film, comparé aux James Bond plus récents, reste non seulement à la hauteur, mais même bien souvent supérieurs en terme de rythme et d'action. ![]() |