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L'Espion qui m'aimait

Affiche du film

 


 

Titre original

The Spy who loved me

Synopsis

Deux sous-marins se sont littéralement volatilisés. L'un est russe, l'autre britannique. Les deux puissances s'accusent mutuellement et se menacent de lourdes représailles. Les services secrets des deux pays décident alors, pour la première fois, de coopérer. Bonne nouvelle pour 007, contraint à travailler main dans la main avec son alter ego russe, la superbe Anya Amasova.

Genre

Espionnage

Année de production

1977

Angleterre

Date de sortie en France

12 octobre 1977

Réalisateur


Musique

Marvin Hamlisch

 
 

Casting

Acteur
Photo
Rôle
Roger Moore James Bond
Barbara Bach Major Anya Amasova / XXX
Curd Jürgens
Curd Jürgens Karl Stromberg
Richard Kiel
Richard Kiel Requin
Caroline Munro Naomi
Bernard Lee M
Geoffrey Keen Fredrick Gray
Walter Gotell Général Alexei Gogol
Lois Maxwell Miss Moneypenny
Desmond Llewelyn Q
Nadim Sawalha Aziz Fekkesh
Milton Reid
Milton Reid Sandor
Michael Billington
Michael Billington Sergei Barsov
Robert Brown Général Hargreaves
Eva Rueber-Staier Rubelvitch
Valerie Leon la réceptionniste
George Roubicek Le capitaine du Stromberg One
Jeremy Bulloch Un homme d'équipage du HMS Ranger
Kevin McNally Un homme d'équipage du HMS Ranger
Garrick Hagon Un membre de l'équipage de l'USS Wayne
Anthony Forrest Un membre de l'équipage de l'USS Wayne
George Leech Un homme tireur sur le Cortina
Bob Simmons Un tueur du KGB
Michael G. Wilson Un homme au spectacle des pyramides

 

Récompenses

Les récompenses obtenues par le film l'espion qui m'aimait furent :
 film le plus vu en 1989 aux ASCAP film and television music award.
 meilleur film en 1977 aux Golden Screen allemands.

Nominations

Saturn Award Academy of Science Fiction, Fantasy & Horror Films
catégorie
Année
Gagnant
Meilleur acteur dans un film de science-fiction1978Roger Moore

 
Bafta BAFTA
catégorie
Année
Nomination
Meilleure musique de film1978Marvin Hamlisch
Meilleure direction artistique1978Ken Adam

 
Golden Globe Golden Globe
catégorie
Année
Nomination
Meilleure chanson originale1978Marvin Hamlisch, Carole Bayer Sager
Meilleure musique de film1978Marvin Hamlisch

 
Grammy Award Grammy Awards
catégorie
Année
Nomination
Meilleure Bande originale de film1978Marvin Hamlisch

 
Oscar Oscar
catégorie
Année
Nomination
Meilleure direction artistique1977Ken Adam, Peter Lamont, Hugh Scaife
Meilleure musique1977Marvin Hamlisch
Meilleure chanson originale1977Marvin Hamlisch, Carole Bayer Sager

 
Les autres nominations obtenues par le film l'espion qui m'aimait furent :
 meilleur scénario adapté d'un autre medium pour Christopher Wood et Richard Maibaum en 1978 à la Writer Guild of America.

Critique du Film

Note :
 
 
Karl Stromberg (Curt Jurgens): un ennemi digne de Bond

 
Lorsque sort au cinéma l'espion qui m'aimait, la saga James Bond est bien rodée. Il s'agit en effet du dixième film de la série, et le troisième avec Roger Moore. Après les relativement décevants Vivre et laisser mourir et l'homme au pistolet d'or, les producteurs se devaient de faire un film inoubliable, et surtout de grande qualité. Albert R. Broccoli et Harry Saltzman, producteurs attitrés de la série, font pour cela appel à Lewis Gilbert, qui avait déjà signé un opus de la saga, On ne vit que deux fois. Nait alors l'un des films les plus spectaculaires de la saga, tout en gardant le coté décalé très second degré, propre à Roger Moore.
L'acteur britannique, interprète de l'agent secret, a en effet pris le parti de s'éloigner de l'approche animale et quasi réaliste de Sean Connery, via un détachement et un flegme typiquement british (flegme déjà présent dans l'interprétation de l'acteur écossais, mais ici poussé à son paroxysme). Le coté dangereux de James Bond est ainsi un petit peu mis de coté, pour plutôt faire ressortir le coté séducteur de 007; ainsi dans l'espion qui m'aimait James Bond enchaîne les conquêtes à un rythme effréné, avec désinvolture, et toujours avec beaucoup de facilité. Voilà pour le coté érotisme (d'ailleurs, plus l'acteur vieillira et plus les James Bond girls seront nombreuses, comme pour détourner l'oeil du spectateur).
 
Le major Amasova (Barbara Bach): ennemi ou allié de Bond?

 
Pour le coté dépaysement, les producteurs décident d'emmener James Bond dans le bassin méditerranéen, l'aventure de déroulant essentiellement en Egypte et en Sardaigne, l'agent secret faisant en sus un rapide passage par les Alpes autrichiennes, lors d'une des pré missions les plus réussies de la saga, au travers d'une course poursuite à ski hallucinante, se terminant par un saut en parachute totalement dans l'esprit Bond. Il ne faut pas oublier que la cible première de ce film est le public américain, et pour ce public, l'Europe est définitivement exotique. La vision d'Epinal de ses lieus, et de l'Egypte en particulier, peut prêter à sourire, mais le parti pris est bel et bien le coté irréel et "bigger than life".
 
La très sexy Anya Amasova (Barbara Bach)

 
Même si le film est un condensé d'action non stop, le succès du film est à chercher ailleurs, car c'est bel et bien le duo Roger Moore/Barbara Bach qui fait la réussite du film. En effet, les deux acteurs, interprétant tous les deux les meilleurs espions de leur pays (l'Angleterre et la Russie), jouent à au jeu de la séduction/répulsion, le film étant totalement centré sur leur relation. Il faut dire qu'il est quasiment impossible, et surtout pour James Bond, de rester insensible aux charmes de l'espionne soviétique, interprétée par une sublime Barbara Bach, femme de Ringo Star à la ville. Le veinard! A noter que l'une des meilleures scènes entre les deux espions (celle où chacun attend dans sa chambre que l'autre vienne le rejoindre, et ce jusqu'à ce que la charmante Anya Amasova se fasse attaquer) a fortement marqué Steven Spielberg qui s'en souviendra et poussera le principe à son maximum quelques années plus tard dans Indiana Jones et le temple maudit, sauf que chez Spielberg c'est le héros qui se retrouve attaqué, avec un résultat très drôle à la clé.
En mettant l'Angleterre et la Russie dans le même camp, les producteurs font d'une pierre deux coups: Tout d'abord, cela permet de raconter une histoire très amusante, où les deux espions se titillent constamment, jouant sur les prétendues qualités de leurs pays et leur propre compétence, mais par le même les producteurs caressent les russes dans le sens du poil, en montrant l'URSS sous un angle fort sympathique. Ce parti pris de ne pas choquer l'ennemi de l'époque est typique des Bond. En effet, même s'il se retrouve souvent confronté au bloc de l'est, James Bond n'est jamais réellement en conflit direct avec la Russie. Au pire, on le voit en concurrence avec l'Union Soviétique, comme c'est le cas dans l'espion qui m'aimait.
 
James Bond (Roger Moore) et l'espionne russe Anya Amasova (Barbara Bach)

 
Comme tout Bond réussi, l'agent secret se doit d'avoir des gadgets hors norme. Dans ce film, les scénaristes ont fait très fort, en confiant à l'agent 007 une Lotus Esprit d'exception. Non contente d'être équipé du classique jet d'encre, ainsi que d'un lance roquette idéal pour se débarrasser des hélicoptères, la Lotus est surtout capable de se transformer en sous-marin. La Lotus Esprit reste à ce jour, avec la fameuse Aston Martin DB5 vue dans Goldfinger la voiture la plus mémorable de James Bond, et l'un des véhicules de cinéma les plus connues. On reverra brièvement la Lotus dans un opus suivant, Rien que pour vos yeux, mais c'est bien lors de la poursuite en Sardaigne de l'espion qui m'aimait que la Lotus de 007 marquera les esprits. Avec un engin tel que celui ci 007 n'a pas besoin d'autres gadgets!
 
Requin (Richard Kiel): un tueur à gage qui a du mordant

 
Alors que le film est un condensé d'action non stop, il est paradoxal de noter que Roger Moore n'a pratiquement pas participé aux nombreuses scènes de combat auquel est confronté l'agent britannique. En effet, l'acteur n'a jamais été un grand athlète, et ce malgré ce que pourrait laisser penser sa filmographie, et est par conséquent pratiquement constamment doublé lors des scènes d'action. Au contraire des scènes de lits, où là, l'acteur donne de lui-même, au mépris du danger.
 
la Lotus Esprit du film l'Espion qui m'aimait: une des voitures les plus célèbres du cinéma

 
On peur comprendre la réticence de l'acteur à se frotte physiquement à ses ennemis lorsque l'on voit à qui James Bond à affaire dans ce film: le tueur à gages Requin. Haut de 2,18 mètres et équipé de dents en aciers lui permettant de découper absolument tout et n'importe quoi, y compris les gorges de ses victimes, le terrifiant Requin est aussi pratiquement indestructible, résistant entre autre à l'effondrement d'un bout de temple égyptien, à une balle arrêtée par son fameux râtelier, à un requin qui se retrouve dévoré par le géant. Un ennemi là aussi emblématique de la saga James Bond. Tellement marquant qu'on le retrouvera dans le film suivant, Moonraker, dans des scènes encore plus spectaculaires. Richard Kiel, et son personnage Requin, a connu un tel succès grâce à ce rôle, qu'encore aujourd'hui, les fans de la saga lui vouent un véritable mythe.
 
Bond et sa Lotus Esprit submersible

 
A noter qu'après de nombreuses années à affronter le SPECTRE, James Bond se voit combattre, avec l'arrivée dans le rôle titre de Roger Moore, de nouveaux ennemis. Désormais, l'agent 007 doit pratiquement à chaque nouvel épisode, sauver le monde d'un fou dangereux cherchant à le détruire. Dans l'espion qui m'aimait, le magnat de l'industrie pétrolière Karl Stromberg, cherche à détruire toute vie sur terre afin de créer un monde meilleur sous l'eau. Les scénaristes auront d'ailleurs peu d'inspiration pour l'opus suivant, Moonraker, l'ennemi de Bond ayant exactement les mêmes intentions, mais cette fois-ci, au lieu de se réfugier sous l'eau, le master villain ira dans l'espace. Moonraker est d'ailleurs beaucoup moins bien réussi que l'espion qui m'aimait, le charme (de Barbara Bach?) n'étant plus au rendez-vous.
 
James Bond (Roger Moore) part sauver la belle espionne russe

 
Au final, ce film, même (ou alors parce que) s'il ne se prend pas au sérieux, reste un des films de la franchise les plus réussis, arrivant avec bonheur à mélanger tous les ingrédients d'un Bond réussi, multipliant les jolies filles dans des tenues toutes plus sexy les unes que les autres. La magnifique Barbara Bach restera l'une des James Bond girls les plus marquantes de la saga, et l'une des plus belles.
 
James Bond et sa lotus Esprit en mauvaise posture

 
Si vous avez aimé l'espion qui m'aimait, vous aimerez aussi:
 
  Film Pourquoi
On ne vit que deux fois On ne vit que deux fois Parce que l'espion qui m'aimait n'est ni plus ni moins qu'un remake déguisé du cinquième film de la franchise, déjà réalisé par Lewis Gilbert
L'Homme au pistolet d'or L'Homme au pistolet d'or Le film précédent de la franchise
Moonraker Moonraker Le film suivant de la franchise
 
 


 

Conclusion

Lewis Gilbert signe avec l'espion qui m'aimait le meilleur James Bond de la période Roger Moore, en mélangeant habillement humour, action et érotisme. Ce film, très second degré, est un pur régal.
Malgré ses 30 ans ce film a très bien supporté l'outrage du temps, et ce film, comparé aux James Bond plus récents, reste non seulement à la hauteur, mais même bien souvent supérieurs en terme de rythme et d'action.
 
Bond (Roger Moore) et Anya Amasova (Barbara Bach) face à Requin (Richard Kiel)

 


 
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