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meilleur film en 1986 aux Golden Screen allemands.|
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Golden Globe |
catégorie |
Année | Nomination
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| Meilleure chanson originale | 1986 | Duran Duran, John Barry |
Dernier James Bond de l'acteur Roger Moore (et secondairement de l'actrice Lois Maxwell, interprète de Miss Moneypenny), ce film marque la fin d'une époque glorieuse pour l'agent secret britannique, qui trustait le box office sans réelle concurrence sur le créneau. Après le départ de l'acteur (de son fait), la franchise a eu du mal à retrouver son rythme: il aura en effet fallu attendre l'arrivée de Pierce Brosnan en 1995 dans Goldeneye (10 ans plus tard donc) pour que la franchise redémarre réellement. Pour ce dernier Roger Moore les scénaristes ont fait forts, créant pour la première fois un scénario totalement original, non tiré d'un roman d'Ian Flemming. Bond se voit donc confronté à un magnat du silicone, Max Zorin (interprété par un Christopher Walken complètement déjanté), qui rêve ni plus ni moins de faire disparaitre Sillicon Valley de la carte. L'agent 007 et son ennemi vont donc s'affronter à travers les continents, de la Sibérie à San Francisco, en passant par la France et l'Angleterre. Mélangeant habillement décors naturels et studios, les décorateurs ont encore une fois vu en grand, faisant du château de Chantilly, ni plus ni moins, la demeure de Max Zorin. Comme tourner dans ce sublime château de la Renaissance n'est pas suffisant pour James Bond, une des scènes les plus spectaculaires du film commence par un saut en parachute du haut de la Tour Eiffel pour se terminer sur un bateau mouche, avec au milieu une course poursuite en voiture hallucinante sur les quais parisiens (chapeau bas au cascadeur français Rémy Julienne qui a encore une fois montré dans ce film son savoir faire en terme de cascades motorisées). Comme dans nombre de films de la franchise Bond, les cascades sont parties prenantes de la réussite du film; ainsi, dans Dangereusement vôtre, en plus de la cascade précédemment citée sur les quais, on retrouve une course poursuite en camion de pompier dans les rues de San Francisco, impressionnante, quoique n'ayant pas grand chose à faire dans l'histoire (dramatiquement cette scène n'apporte rien), et en pré générique une poursuite en ski, dans la stricte ligné bondienne de films comme Au service secret de Sa Majesté ou bien entendu l'espion qui m'aimait.
Malgré un scénario original, au bout de plus de 20 ans de franchise et 14 films, les idées peuvent manquer, et donc les scénaristes ont réutilisé certains passages fonctionnant dans d'autres films. L'exemple le plus marquant est la présentation du plan diabolique du méchant de l'histoire, Max Zorin, qui est une redite pratiquement à l'identique d'une des scènes les plus mémorables de Goldfinger. Cette réutilisation d'idées au sein de la franchise est une habitude, ainsi l'espion qui m'aimait se nourrit allégrement d'un autre James Bond, On ne vit que deux fois (le combe étant que les deux films furent réalisés par le même homme, Lewis Gilbert).
Coté acteur, le film s'offre un casting de luxe, volontairement et par chance ou hasard. Tout d'abord, les choix conscients: le méchant, Max Zorin, est joué par le grand Christopher Walken. Son rôle
de névropathe lui permet d'en faire des tonnes, faisant de son personnage l'un des mastervillain les plus remarquables de la saga Bond. la James Bond girl, Stacey Sutton, interprété par l'actrice Tanya Roberts, qui,
sans avoir jamais eu une carrière exceptionnelle, connaissait à l'époque un succès honorable, et était reconnu
pour son physique pour le moins avantageux. Roger Moore a toujours eu de la chance
dans ces films de la franchise, les femmes les plus belles du monde l'entourant toujours dans ses films. le garde du corps de Max Zorin, May Day, n'est autre que le mannequin vedette Grace Jones,
alors en pleine gloire.
Clin d'oeil de luxe, l'agent 007 est aidé dans ce film par un autre agent, joué par la
star de chapeau melon et bottes de cuir, Patrick MacNee. Ce n'est pas la première fois que le monde de ces deux super agents se
croisent; en effet dans le film Goldfinger, la James Bond girl, Honor Blackman,
fut l'une des partenaires de John Steed/Patrick MacNee dans la mythique série, tout comme Diana Rigg (sans doute la plus connue),
qui fut la seule et unique femme de James Bond (Au service secret de Sa Majesté).Pour ce qui est du hasard du casting, voici les quelques noms que l'on peut croiser dans le film: Dolph Lundgren, le monstrueux Drago de Rocky IV (1986, c'est à dire
l'année suivante), fait une apparition éclair dans le film Dangereusement vôtre, en tant que garde du corps du
général Gogol (Walter Gottel). Début, certes sans parole, mais
dans un film prestigieux.
Les personnes attentives pourront remarquer dans le foule des touristes à San Francisco la
belle Maud Adams, qui est la James bond girl du James Bond précédent, Octopussy , et qui avait déjà
été James Bond Girl quelques années auparavant dans l'homme au pistolet d'or. L'apparition de l'actrice dans ce film est un
pur hasard, ni la production ni elle n'étant au courant de la présence de l'autre partie. Au final, Maud Adams est la seule
James Bond girl à apparaitre dans 3 films de la franchise. Dans le rôle de Jenny Flex, soeur génétique de Max Zorin, on découvre une
jeune et belle actrice, Alison Doody, que l'on retrouvera 4 ans plus tard dans le chef d'oeuvre de
Steven Spielberg, Indiana Jones et la dernière croisade, dans le
rôle de l'espionne nazi Elsa Schneider, aux cotés d'Harrison Ford, bien entendu, mais aussi
Sean Conney, premier interprète de James Bond à l'écran. Hasard
amusant.
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Dernier James Bond de l'acteur Roger Moore, certain ont vu dans ce film le Bond de trop. Reste un film efficace au casting exemplaire (Christopher Walken fait l'un des tous meilleurs méchants de l'univers Bond) qui se révèle très plaisant, dans la grande tradition bondienne période Roger Moore. Avec le recul, ce film reste l'un des tous meilleurs Bond, ni plus ni moins!
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