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BAFTA |
Catégorie |
Année | Bénéficiaire
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Meilleur acteur | 2003 | Daniel Day-Lewis |
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Golden Globes |
Catégorie |
Année | Bénéficiaire
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Meilleur réalisateur | 2003 | Martin Scorsese |
Meilleure chanson originale | 2003 | U2 (pour The Hands That Built America) |
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Screen Actor Guild |
catégorie |
Année | Film
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meilleur acteur | 2003 | Daniel Day-Lewis |
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BAFTA |
Catégorie |
Année | Bénéficiaire
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meilleure musique | 2003 | Howard Shore |
meilleurs effets visuels | 2003 | R. Bruce Steinheimer, Michael Owens, Edward Hirsh, Jon Alexander |
Meilleure photographie | 2003 | Michael Ballhaus |
Meilleurs costumes | 2003 | Sandy Powell |
Meilleur montage | 2003 | Thelma Schoonmaker |
Meilleur film | 2003 | Alberto Grimaldi, Harvey Weinstein |
Meilleurs maquillages | 2003 | Manlio Rocchetti, Aldo Signoretti |
Meilleure direction artistique | 2003 | Dante Ferretti |
Meilleur scénario original | 2003 | Jay Cocks, Steven Zaillian, Kenneth Lonergan |
Meilleur son | 2003 | Tom Fleischman, Ivan Sharrock, Eugene Gearty, Philip Stockton |
Meilleur réalisateur | 2003 | Martin Scorsese |
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César |
Catégorie |
Année | Bénéficiaire
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Meilleur film étranger | 2004 | Martin Scorsese |
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Directors Guild of America |
Catégorie |
Année | Bénéficiaire
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meilleure direction | 2003 | Martin Scorsese |
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Golden Globes |
Catégorie |
Année | Bénéficiaire
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Meilleur film dramatique | 2003 | |
Meilleur acteur dans un drame | 2003 | Daniel Day-Lewis |
Meilleure actrice dans un second rôle | 2003 | Cameron Diaz |
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Grammy Awards |
catégorie |
Année | Bénéficiaire
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Meilleure compilation de musique pour un film | 2004 | |
Meilleure chanson érite pour un film | 2004 | U2 (pour The Hands That Built America) |
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Oscar |
Catégorie |
Année | Bénéficiaire
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Meilleur acteur | 2003 | Daniel Day-Lewis |
Meilleure direction artistique | 2003 | Dante Ferretti et Francesca Lo Schiavo |
Meilleure photographie | 2003 | Michael Ballhaus |
Meilleurs costumes | 2003 | Sandy Powell |
Meilleur réalisateur | 2003 | Martin Scorsese |
Meilleur montage | 2003 | Thelma Schoonmaker |
Meilleure chanson originale | 2003 | Bono, The Edge, Adam Clayton, Larry Mullen Jr. (pour The Hands That Built America) |
Meilleur film | 2003 | Alberto Grimaldi, Harvey Weinstein |
Meilleur son | 2003 | Tom Fleischman, Eugene Gearty, Ivan Sharrock |
Meilleur scénario original | 2003 | Jay Cocks, Steven Zaillian, Kenneth Lonergan |
![]() Gangs of New-York est encore un exemple de film ayant connu une très longue et très douloureuse gestation. En effet, le cinéaste Martin Scorsese commence à s'intéresser au récit historique d'Herbert Asbury dès les années 70. Il rachète les droits et cherche à monter le film. Le réalisateur, grand amateur de musique (sa carrière est ponctuée de collaborations avec des musiciens célèbres), pense à engager les membres du groupe The Clash, et ce dès 1978. Le film devait alors être tourné entre 1980 et 1981, mais l'échec commercial de la porte du paradis de Michael Cimino met le studio (United Artists) en faillite, et par conséquence met un terme à la production de Gangs of New-York. Le script reste dans les placards des années (plus d'une décennie) et ne ressort qu'en 1999. A cette époque, Martin Scorsese réalise un documentaire, Mon voyage en Italie, qui le mène à Rome, où il trouve l'emplacement idéal pour réaliser son film. ![]() C'est en effet dans les studios romains de Cinecittà que le film sera tourné. Les studios ont vu passer les plus grands noms du cinéma transalpin, en particulier Luchino Visconti dont Martin Scorsese est un grand fan. Voir le plus italien des réalisateurs américains recréer New-York à Rome a quelque chose de pratiquement mythique, comme si la boucle était bouclée. Tourner en Italie, et plus particulièrement à Cinecittà, présente de nombreux avantages. Tout d'abord, les coûts de productions sont moindres qu'aux Etats-Unis (et pourtant le film coutera au final quelques 100 millions de $). Ensuite, les studios sont suffisamment grands pour accueillir le décor gigantesque imaginé par le grand Dante Ferretti (un habitué du cinéma scorsesien). Enfin, le climat, très clément; autorise des tournages en extérieur plus facilement gérable qu'à New-York. Gangs of New-York sera sans doute l'un des derniers films de l'histoire du Septième Art à faire appel à des décors de cette taille. En effet, George Lucas, de visite sur le tournage du film de Martin Scorsese, dira au cinéaste new-yorkais que maintenant, il est possible de créer un tel environnement en numérique, et ce à moindre coût. Preuve à l'appui, puisqu'au même moment le père de Dark Vador peaufine son Star Wars épisode II: l'attaque des clones, pratiquement à 100% numérique. Les deux films couteront d'ailleurs à quelque chose prêt le même coût (120 millions de $ pour Star Wars épisode II: l'attaque des clones contre 100 pour Gangs of New-York). ![]() Comme pratiquement tous les films de Martin Scorsese, Gangs of New-York a pour lui un casting très haut de gamme. Il faut dire que les acteurs se bâtent pour jouer pour le réalisateur de Taxi Driver, nul n'ignorant que l'homme est synonyme de tremplin aux Oscars (cinq vainqueurs pour une vingtaine de citations). ![]() ![]() ![]() ![]() Parmi les seconds rôles notables de Gangs of New-York se retrouvent: ![]() ![]() ![]() ![]() Jonathan Rhys Meyers se vit lui aussi offrir un rôle dans Gangs of New-York, mais l'acteur, alors en pleine gloire montante, croulait sous les propositions, et fut obligé de refuser une offre pourtant alléchante. Le film fait la part belle aux acteurs et aux personnages (dont la grande majorité est inspirée de personnages ayant réellement existés), fussent-ils de second rôles, comme toujours chez Martin Scorsese. Les acteurs et New-York, les deux amours d'un réalisateur au talent qui n'est plus à prouver depuis longtemps déjà. ![]() Gangs of New-York se veut comme un film historique. Inévitablement, historiens et experts se penchèrent sur la véracité historique du film. Si les spécialistes de l'époque tombèrent d'accord sur l'incroyable exactitude quand à la reconstitution de la ville de New-York, il n'en va pas de même sur d'autres points du film. En particulier en ce qui concerne les soldats, que l'on peut voir à la fin du film: Costumes inexactes, techniques de déploiement et de combat anachroniques, tous les historiens militaires trouvèrent à redire sur cette partie. Tout comme l'insurrection de la ville de New-York, qui aboutit sur un véritable carnage. S'il est vrai que la révolte anti-Conscription a fait de nombreux morts dans la ville, en particulier lors de lynchages racistes, le film montre une véritable guerre civile où l'armée tire au canon sur les foules, avec des dizaines de victimes à la clé. Le combat final, mettant face à face les deux gangs rivaux des Native Americans et des Dead Rabbits, tiré d'une véritable rixe entre gangs, n'a jamais eu lieu durant la révolte de la ville, et même si d'un point de vue cinématographique cela se comprend, il est toujours limite de tricher avec la réalité historique pour les besoins d'un film (dans le genre, le Gladiator de Ridley Scott est un exemple à ne pas suivre de déni historique). De même, si la présence d'une communauté chinoise est avérée à New-York en ce milieu de XIXème siècle, Chinatown n'existait pas encore, et seule une poignée de chinois habitait la ville, là où le film de Martin Scorsese laisse croire à une présence forte de cette minorité. ![]() Mais que ces erreurs (volontaire ou pas) historiques ne viennent pas détourner le spectateur de l'histoire présentée par Martin Scorsese. Car sous des dehors de récit historique, le réalisateur nous montre en fait l'histoire d'un homme, qui deviendra un caïd New-Yorkais, et ferra des irlandais une communauté qui compte dans la Grosse Pomme. La sortie du film fut repoussée, passant de fin d'année 2001 à fin d'année 2002. La raison officielle fut l'attentat du 11 septembre, qui avait un écho trop fort vis à vis du film (la dernière image du film montre d'ailleurs les tours jumelles surplombant Manhattan, Scorsese tenant absolument à laisser les tours, le film étant à ses yeux un film sur ceux qui ont construit New-York, non sur ceux qui cherchent à al détruire). La raison officieuse de ce report de sortie serait liée à un désaccord entre le cinéaste et son producteur, Harvey Weinstein, qui ne partageaient pas le même point de vue sur le film. A sa sortie, le film reçut un accueil dithyrambique de la part des professionnels, saluant le travail de Martin Scorsese, ses décors somptueux, ses acteurs dirigés de main de maître, et son histoire passionnante (et passionnée). Si les spectateurs eurent une réaction plus mitigée, le film rapporta tout de même quelques 193 millions de $ au niveau mondial, pour un budget de 100 millions de $ (le budget initial était de "seulement" 83 millions). Sans doute la longue durée du film (presque 3 heures) y est pour quelque chose. Et encore, le premier montage du film faisait pratiquement une heure de plus.... Le film fut nommés aux plus prestigieuses cérémonies de remises de prix, des Oscars aux B.A.F.T.A. en passant par les Golden Globes ou encore les César. Le film rapportera à Daniel Day-Lewis un B.A.F.TA. et à Martin Scorsese un Golden Globe. Si vous avez aimé Gangs of New-York, vous aimerez aussi:
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![]() Si Scorsese joue avec la réalité historique dans Gangs of New-York, l'esprit de l'époque est bien là, une période de l'histoire américaine peu connue et pratiquement jamais portée à l'écran. Pour que le film puisse se faire, et Martin Scorsese et Leonardo DiCaprio acceptèrent de revoir leur salaire à la baisse, ce qui est tout à leur honneur. Film d'acteurs, Gangs of New-York est dominé par un Daniel Day-Lewis en pleine forme, qui phagocyte l'écran à chacune de ses apparitions. Le King of New-York c'est lui, aucun doute n'est permis! Un film à mettre en parallèle avec le temps de l'innocence, toujours de Martin Scorsese, et déjà avec Daniel Day-Lewis (et Michelle Pfeiffer: Les deux films parlent en effet de la même ville, New-York, à la même époque, le milieu du XIXème siècle, mais cette fois-ci dans les beaux quartiers. Martin Scorsese est, avec Woody Allen, le meilleur représentant de la capitale économique des Etats-Unis. ![]() |