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BAFTA |
Catégorie |
Année | Film
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Meilleurs effets visuels | 2008 | Peter Nofz, Kee-Suk Ken Hahn, Spencer Cook, Scott Stokdyk |
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Les deux premiers films de la saga (tous les deux écrasant déjà tous les autres films de super-héros) avaient laissé
pas mal de trames scénaristique non résolues (la liaison entre Mary-Jane et Peter et la découverte du costume du Bouffon Vert par Harry en particulier).
De quoi faire un film. Mais les scénaristes ont décidé d'ajouter à cela non seulement l'Homme Sable, l'un des ennemis
majeurs de Spidey, mais aussi l'une des histoires les plus passionnantes de la B.D., le symbiote (et par là même le costume noir de Spidey),
et donc logiquement Vénom. Cela fait beaucoup de super vilains pour un seul film. L'expérience des précédents films de
super-héros avait prouvé que l'accumulation de vilains était souvent un gage de mauvaise qualité (voir les calamiteux
X-Men 3, Daredevil, Batman et Robin et Batman Forever pour s'en convaincre). Ajoutons à cela l'arrivée de
Gwen Stacy, premier amour de Peter Parker dans la B.D., et les craintes de la chute de la qualité de la dernière franchise Marvel encore
intacte peuvent naitre. Au vu du résultat final, il n'en est rien, loin de là! Spider-Man 3 écrase ses
prédécesseurs, non seulement en terme d'action (les scènes de voltiges et de combats entre Spidey et ses nombreux ennemis sont
encore plus époustouflantes que les bastonnades pourtant homérique entre le Tisseur et le Doc Ock du second opus), mais aussi en
terme d'effets spéciaux, le nombre de plans à effets numériques étant absolument faramineux, et s'intégrant (dans
95% des cas) totalement dans le reste du métrage.
![]() Sam Raimi, cinéaste fou à la caméra folle et virevoltante (souvenez-vous Evil Dead II), s'en donne à coeur joie. Jamais un super-héros cinématographique n'aura autant ressemblé à sa version papier, tout en évitant d'en faire un film pulp et décalé, bien au contraire, le film s'ancrant dans la réalité (New-York) et non pas dans un monde parallèle et à moitié futuriste ou retro (la saga Batman, même si le Batman Begins de Christopher Nolan reste une pure bombe). ![]() Plus que les scènes d'action, ce sont les sentiments qui dictent le métrage. Tandis que les deux premiers films nous montraient un Spider-Man naissant, nous retrouvons dans cet opus un homme qui va sombrer dans le côté sombre: Le costume et ses conséquences, bien entendu, mais aussi (et surtout) ses rapports avec ses proches, M-J (Kirsten Dunst) et Harry (James Franco) en particulier. Ce dernier est d'ailleurs exploré dans ses moindres recoins, au point que certains pourront y voir LE film sur le Bouffon Vert. James Franco s'en sort d'ailleurs haut la main, avec un personnage pourtant à priori assez difficile (il n'est que l'ombre de son père Norman Osborn et de son alter-ego Le Bouffon Vert). Tout comme le rôle de Peter Parker semble avoir été écrit pour Tobey Maguire, celui d'Harry semble l'avoir été pour James Franco. C'est d'autant plus marquant que les deux acteurs ne ressemblent par vraiment à leurs homologues de papier. Tout simplement bluffant! Tout comme le sont toutes les scènes de bagarre, en particulier celles opposant le Bouffon Vert et Spidey, et celles mettant en scène le Tisseur contre son alter-égo Vénom. Après Spider-Man 2, il semblait difficile de faire mieux (voir même aussi bien). C'était mal connaître Sam Raimi; Le troisième opus écrase allègrement tout ce qui avait été fait jusqu'à présent (le passage de la grue folle à lui tout seul calme net toute la concurrence). ![]() En plus d'enchaîner les déferlement d'action pure, Sam Raimi arrive à lier ses films entre eux, en continuant une histoire entamée dès le premier épisode (les morts de l'oncle Ben et de Norman Osborn), mais aussi en confrontant les actions de Spider-Man dans cet épisode avec ses aventures précédentes. Le plus bel exemple est le parallèle entre le combat sur le train contre Doc Ock dans Spider-Man 2 et contre l'Homme Sable dans ce dernier opus. Dans le premier cas, Spidey devient une icône héroïque, mettant sa vie au service des autres, dans le second cas, le Tisseur n'agit que par vengeance personnelle, et avec haine. De ce point de vue là Spider-Man 3 est un film sur la rédemption (celle du Tisseur, celle d'Harry, celle de l'Homme Sable). De grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités! Jamais cette phrase emblématique de la saga n'aura eu autant de sens! Longue vie au Tisseur! ![]() Si vous avez aimé Spider-Man 3, vous aimerez aussi:
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Sam Raimi conclue sa trilogie avec brio. Les scènes d'anthologie s'enchaînent non stop, tandis que le Tisseur affronte un nombre
incalculable d'ennemis (pas moins de quatre si l'on compte le symbiote).
Les scènes d'action sont purement démentielles, prouvant encore une fois que le réalisateur est totalement dans son élément dès lors qu'il s'agit de faire virevolter une caméra. Mais la grande force du film est de réussir là où les autres films d'action (et en particulier les films de super-héros) échouent pratiquement tous: à savoir donner de la profondeur aux personnages. Sans doute l'épisode la plus réussi de la saga, et peut-être le meilleur film de super-héros jamais tourné. ![]() |