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Blade Runner


 


 
Blade Runner, chez J'ai Lu

 

Auteur

Philip K. Dick

 

Genre

Science Fiction
 

Année de sortie

1968
 

Résumé


 
L'androïde Nexus 6 n'est pas un simple robot. Son intelligence est bien supérieure à celle de certains êtres humains. Et parce qu'ils ne supportaient plus l'âpreté de la vie sur Mars, huit d'entre eux ont assassiné leurs gardiens avant de s'enfuir sur Terre. La brigade spéciale des Blade Runners a mis Rick Deckard, son meilleur chasseur d'androïdes, sur l'affaire. Les renégats seront difficiles à coincer, même avec le test standard... Mais la paie proposée devrait lui permettre de concrétiser son rêve : remplacer son simulacre électrique de mouton par un vrai! Cependant, quand surgit face à lui la belle Rachel, toutes ses certitudes sont remises en cause...

 


Avis

Note :
 
Aurore sur un jardin de plames, collection Omnibus Si aujourd'hui Blade Runner est pour ainsi dire le roman le plus connu de son auteur, le roman a bien eu du mal à trouver sa place. Déjà, au niveau du titre, il connut (en tout cas au niveau de sa traduction) plusieurs changements; si en anglais il n'est connu que sou le seul titre do androids dream of electric sheep?, en France il fut tout d'abord édité sous celui de Robot Blues, à partir de 1976, avant de se voir renommé en 1979 les androïdes rêvent-ils de moutons électriques, avant de prendre en 1982 son titre actuel, Blade Runner, ceci bien entendu afin de faire le lien avec le film de Ridley Scott. Ajoutons à cela le fait que son auteur même a mis du temps à apprécier sa propre histoire, la considérant pendant longtemps comme l'une de ses moins bonnes (en fait jusqu'à ce qu'il voit les premières images tirées de son œuvre).
Et pourtant, Blade Runner s'avère être à la fois une fabuleuse histoire de science-fiction, une très efficace enquête policière, ainsi qu'une œuvre au contenu thématique très riche, comme d'ailleurs pratiquement toujours chez Dick. D'un point de vue science-fictionnel, il est d'ailleurs très intéressant de noter que si la quasi totalité des romans de Philip K. Dick fait preuve d'un désintérêt flagrant pour tout ce qui est technologique (et Blade Runner de ne pas faire exception à la règle), l'univers imaginé par l'auteur se prête à l'extrapolation comme rarement, chacun se créant son propre univers, à la fois retro et futuriste (comme d'ailleurs le montre très bien le film de Ridley Scott.
Mais c'est bien sur au niveau des thèmes traités que Blade Runner fascine. Nombreux, disparates, les sujets abordés par ce relativement court roman sont paradoxalement d'une richesse rare:
La société américaine
Thématique indissociable de l'œuvre de Philip K. Dick, la déchéance de la société américaine est ici traitée en profondeur. Sur un postulat récurrent chez Dick, à savoir la Guerre Mondiale atomique, l'auteur nous décrit un monde devenu hostile, où les gens normaux ne rêvent que d'une chose, s'exiler vers les colonies spatiales (martienne en particulier), et où ceux qui ne peuvent s'offrir le luxe de partir doivent survivre dans un monde délabré, pratiquement abandonné de toute vie, et en particulier de vie animale, les animaux ayant presque tous disparus. De ce point de vue là, Blade Runner est écologique avant l'heure. Mais cela reste avant tout une façon pour K. Dick d'extérioriser sa peur de la guerre finale, une constante de son œuvre, ainsi que de la S-F américaine post Hiroshima. La chute de la société américaine, ici représentée à la fois par la délabrement des villes, par l'extinction de nombreuses espèces animales, ainsi que par la quasi disparition de la race humaine (là où tout au contraire le Blade Runner de Ridley Scott nous montrera un futur surpeuplé), est une peur ancrée au plus profond de l'auteur, un auteur qui à la fois craint l'absence d'êtres humains et la promiscuité (presque tous les romans de Philip K. Dick sont paranoïaques et d'un pessimisme vis à vis des rapports humains, voués à l'échec dans pratiquement tous les cas).
La société américaine s'effritant, la seule solution est la fuite. Une fuite qui peut prendre la forme d'un départ vers les colonies, avec à la clé l'espoir d'une vie meilleure (espoir bien souvent déçu); ou qui peut se traduire par une rupture avec le réel, soit par la prise de drogue (comme c'est le cas pour la femme de Deckard, Iran), soit par la folie (comme par exemple avec Isidore, qui voit ses faculté intellectuelles diminuer petit à petit). Et pour ceux qui ne peuvent se permettre de fuir la réalité, il reste deux solutions: la religion (le mercerisme) ou la monomanie purgative (s'occuper d'un animal, qu'il soit véridique ou pas).
 
Blade Runner où l'avenir dans sa version la plus noire

La religion
Une grande majorité des romans de Philip K. Dick traite de façon plus ou moins directe de la religion. Mais Blade Runner l'aborde en profondeur. Tout d'abord en analysant la symbiose ressentie par les adeptes d'une religion, quelle qu'elle soit, entre eux. Ici, cette symbiose est totale, les croyants recevant pour de vrai les blessures de leur divinité (ce qui est on ne peut plus chrétien comme image de dieu). Puis en montrant le fossé séparant les fidèles des incroyants. Dans le premier clan, on retrouve Iran, qui se drogue à la fois à l'orgue d'humeur et au mercerisme (et par là Dick, loin de dire "croire en dieu c'est comme se droguer, c'est à dire mal", déclare en fait tout le contraire, à savoir "se droguer, c'est comme croire en un dieu tout puissant, c'est le salut!"), et de l'autre on a à la fois Deckard et les androïdes (le terme répliquant ayant été, rappelons-le, inventé par Ridley Scott pour son film). Le Blade Runner, en tout cas dans un premier temps, ne voit dans le mercerisme qu'une sorte de passe-temps sans intérêt, tandis que le andros par définition ne peuvent ressentir aucune empathie, et par là même avoir de tendance religieuse. Dans les deux cas, l'effet est destructeur d'un point de vue psychologique.
Et lorsqu'à la fin du roman, les humains apprennent que le mercerisme n'est qu'un mensonge, cela n'a aucun impact sur la croyance des adeptes, ce que ne comprennent pas les androïdes, menés par la logique. Bien au contraire, Deckard deviendra suite à cela adepte du mercerisme. Mensonge et croyance ne sont au final nullement incompatible, bien au contraire. Une façon typiquement Dickienne d'envisager la réalité, fusse-t-elle divine.
Les médias
Dans Blade Runner il existe deux sortes de programmes diffusés dans les médias (radio et télévision): les campagnes de publicité pour l'émigration vers mars, et les programmes de divertissement, animés par l'Ami Buster (un personnage totalement absent du Blade Runner de Ridley Scott). Si bien vite, le lecteur comprend que le gouvernement n'est pas qu'animé de bonnes intentions avec ses campagnes de renseignement, obéissant en quelque sorte à la toute-puissante Tyrell Corporation, dont le but est bien entendu de vendre des androïdes, il n'en va pas tout à fait de même avec l'Ami Buster. Si le côté abrutissement des masses est assez évident, à la fois par le contenu et par le fait qu'il devrait être évident pour tous qu'il est impossible à un homme non seulement d'être à l'écran pratiquement 24H sur 24, mais en plus faire de même à la radio, Blade Runner en vient à nous décrire un univers des médias où là aussi le seul but est de nous vendre des produits, et ce de façon plus subtile (ici, encore une fois, tout tourne autour de la vente d'androïdes). La révélation de l'état d'androïde de l'Ami Buster ne surprendra donc personne, en dehors des héros du roman, dont le cerveau aura été en quelque sorte lavé par l'habitude.
Les méga corporations
Blade Runner dénonce l'omnipotence des groupes économiques tentaculaires, détenant un pouvoir dépassant l'entendement, allant jusqu'à supplanter celui des nations souveraines, Etats-Unis d'Amérique y compris. La Tyrell Corporation représente un avenir sombre où une société se retrouve avec un pouvoir quasi absolu, produisant un bien devenu absolument nécessaire (l'androïde), contrôlant les médias, et au final jouant avec les lois, en faisant fi lorsque le besoin se présente, allant jusqu'à tromper un représentant de la loi (le blade runner) pour ses propres intérêts. Et dans des sociétés il est pratiquement impossible de remonter jusqu'à la tête, souvent inconnue, toujours hors de portée.
 
Blade Runner: l'homme contre la machine

L'homme contre l'androïde
Philip K. Dick a toujours été obnubilé par cette idée d'une machine en tout point semblable à un être humain, au point de pouvoir tromper qui se trouverait confronté à un tel être (c.f. le bal des schizos). Mais jamais il n'aura été aussi loin que dans Blade Runner. L'écrivain décrit un univers où les androïdes se retrouvent interdits sur terre, à cause justement de leur capacité à se faire passer pour humains, et où des fonctionnaires de police, les blade runner, sont payés pour les chasser et les exterminer. Mais qu'est-ce qui peut faire aussi peur aux humains? La peur d'être remplacés, bien sur! D'autant plus que ce qui différencie à l'origine les deux "races", l'empathie (que ne peuvent ressentir les androïdes) a tendance à perdre en réalité. En effet, d'un côté, les humains de déshumanisent de jour en jour (isolement, apathie menant à la perte des émotions -et nécessitant l'usage de boîtes à empathie et d'orgues d'humeurs-, maladies mentales tels que la schizophrénie, ...), et de l'autre les androïdes se mettent à ressentir des émotions (les androïdes fuient l'esclavage, rêvant de liberté, ressentent la peur, deux andros sont même mariés). Le parallèle entre l'isolement d'Iran, la femme de Deckard, et les androïdes qui se socialisent est frappant, et ne va pas dans le sens des humains. Seuls les nouveaux modèles d'androïdes, les nexus 6, ont des sentiments (d'ailleurs, Dick se permet un clin d'œil au maître incontesté du robot moderne, Isaac Asimov, en traitant ses robots de modèles obsolètes): cela symbolise évidemment l'évolution, qui va venir remplacer l'humain par une nouvelle race, plus encline à subvenir à sa propre survie en tant que race, rappelant en quelque sorte les Grands Anciens d'H.P. Lovecraft, venant eux aussi des étoiles.
Dans Blade Runner, comme dans pratiquement tous les écrits de son auteur, les humains ont pratiquement tous des tendances schizophrènes, à tel point que les deux blade runner, Deckard et Phil Resh, à un moment ou un autre du récit, pensent être eux-mêmes des androïdes (mais ne le sont-ils pas véritablement?). Le doute est permis, ou en tout cas existe. Si les chasseurs d'androïdes, de par leur métier même, se ferment à l'humanité au point de ressentir des tendances schizoïdes, il est toujours intéressant de noter que chez Dick la folie (et plus particulièrement la schizophrénie) est pratiquement toujours la solution au problème qu'est la Vie. Dans le roman, l'empathie, ou plutôt son absence, étant le meilleur moyen de détecter un androïde, il est dit qu'il n'est pas rare qu'un schizophrène soit pris pour un androïde.
Le rapport humain-androïde est aussi brouillé par l'utilisation de l'orgue à humeur, une machine permettant aux humains apathiques de ressentir des émotions de façon artificielle, là où les androïdes apprennent, sans l'aide d'aucun artifice, à ressentir des sentiments. Au final, qui est le plus humain? Enfin, notons qu'au travers du héros, Deckard, Dick nous décrit un monde où l'homme est seul. Seul dans un monde vidé de ses occupants (d'un point de vue symbolique, même s'ils sont là, ils sont tous dans leur petit monde, à un univers les uns des autres); seul dans son couple, sa femme étant totalement refermée sur elle-même (l'impossibilité de communiquer entre l'homme et la femme). Dans le premier cas, loin de chercher à se rapprocher des autres être humains, le héros devra les tuer, s'isolant encore plus de jour en jour. Et de l'autre, au lieu de chercher à renouer des liens avec sa femme, le héros ira chercher du réconfort (y compris au travers le sexe) chez une autre. Et bizarrement, c'est vers une androïde qu'il se tournera!
 
Blade Runner: une histoire de sexe   Blade Runner: PRis, une androïde diablement sexy

Les femmes
Dick et les femmes! Ses romans ne sont qu'une infinie description de son amour/peur de la femme, et en particulier de la femme au physique d'enfant. Parfois dominatrice, voir castratrice, comme dans le bal des schizos, elles sont la plupart du temps dominée. Et c'est clairement à cette dernière catégorie qu'appartiennent les femmes de Blade Runner. Sur les cinq femmes du roman, quatre sont clairement des femmes objets (et quatre au sens propre, puisque ce sont des androïdes):
- Iran : la femme du héros est une femme totalement effacée, qui ne quitte pour ainsi dire jamais son domicile, qui s'enferme dans sa dépression, au travers de son orgue d'humeur, ou qui se plonge dans la religion, corps et âme pourrait-on dire. Transparente, elle est de loin la moins attirante, aussi bien d'un point de vue psychologique que sexuel, des femmes du roman.
- Rachel Rosen: Propriété de la Tyrell Corporation, cette androïde a la forme qui a la prédilection de l'auteur, à savoir à peine formée, dégageant le souffre non pas par sa volupté et son vice, mais bien au contraire par sa pureté et son apparence qui la place à la limite de l'enfance, et donc de la légalité. L'attrait de l'interdit par excellence, une sorte de Lolita sans vice! Dévouée (elle aussi corps et âme) à son entreprise, elle est le piège parfait pour Deckard / Dick. Mais, là où elle rejoint finalement l'héroïne de Nabokov c'est lorsque le vernis se craquèle, et que se révèle les vices cachés, ici une cruauté envers la vie humaine, et plus particulièrement les animaux, lorsqu'au final elle ira tuer la chèvre de Deckard par pur vengeance.
- Pris Stratton: la "sœur jumelle" de Rachel partage avec elle son sadisme envers les animaux (elle démembrera une araignée juste pour le plaisir). Peureuse, réservée, en retrait et obéissant aveuglement au chef des androïdes, Roy Batty, elle est l'image de la femme docile et discrète.
- Irmgard Batty: elle n'est que l'ombre de son mari, Roy Batty, elle aussi transparente et obéissante que l'est Iran pour Deckard (quoique elle est aussi, et de loin, la plus compatissante des femmes de Blade Runner, en quelque sorte la plus humaine).
- Luba Luft: la seule femme du roman à faire preuve d'indépendance, de force de caractère, et même de ruse. Elle est d'ailleurs l'un des dangers majeurs auquel devra faire face le héros. Mais résultat de son indépendance, elle sera la première à mourir.
 
Blade Runner: le futur selon saint Philip K. Dick, mis en image par Ridley Scott

Le film
S'il est indéniable avec le recul que le film de Ridley Scott est de loin la meilleure adaptation d'un roman de Philip K. Dick, nombreux furent les fans à crier à la trahison à la vision de ce qui est pourtant l'un des plus grands films de science-fiction jamais tournés. Mais pourquoi tant de haine? A cause des différences entre le roman et le film, bien sur, mais pas seulement. En effet, sur la fin de sa vie (rappelons que Blade Runner sortir sur les écrans juste quelques temps après la mort de Dick, à une époque où l'homme était devenu une sorte de gourou pour de nombreux fans, qui retrouvaient en l'écrivain à la fois un philosophe social et un sage religieux qui répondait aux questionnements de son époque (ou en tout cas proposait une approche en résonnance avec les besoins de ses ouailles. Bref, un homme dont l'œuvre est sacrée.
D'ailleurs, l'un des principaux reproches qui fut fait au film concerne justement la religion, omniprésente dans le roman, et, quoique présente dans le film, moins centrale que le roman. De plus, subissant un échange de personnage animé de considérations religieuse (Deckard dans le roman, Roy Batty dans le film). Et surtout, échangeant un caractère salvateur dans le roman à son contraire dans le film, Roy étant clairement identifié à Lucifer, l'ange déchu et corrupteur.
A l'inverse, dans le roman, Rachel est une fille qui s'avère mortellement dangereuse, une tentatrice au service de son entreprise, alors que dans le film elle est l'étincelle d'espoir et d'innocence, la possibilité de vivre en paix entre humains et répliquants. Dans le film, Deckard, quoique non dénué de défauts, n'en reste pas moins un homme honorable, puisqu'en couchant avec Rachel, ne commet aucun pêché d'adultère, contrairement au roman. Certes, il commet un pêché d'une autre sorte, puisqu'il couche avec une créature non humaine, mais Rachel (tout comme dans le roman pour le coup) représente une certaine forme d'idéal féminin. Rachel passe ainsi en quelque sorte de prostitué dans le roman à sainte dans le film.
Deckard se transforme aussi, passant d'homme marié, avec à charge un animal, fut-il électrique, à héros solitaire dans le film. Une transformation qui prend tout son sens si l'on considère la difficulté de faire accepter aux spectateurs un homme marié qui trompe sa femme (et qui s'enfuit avec son amante dans la version cinéma). Déjà qu'il abat dans le dos des femmes désarmées!
Déjà cité plus haut, l'univers de Blade Runner passe de dépeuplé dans le roman à surpeuplé dans le film. Certes, mais un monde tellement hétéroclite que, comme dans le roman, les gens ne se comprennent plus. Et vivent chacun dans leur monde.
Enfin, les confrontations entre les androïdes/répliquants et Deckard tournent à l'avantage du chasseur dans le roman et à celui de la proie dans le film. C'est tout particulièrement vrai pour la rencontre Deckard/Roy Batty, qui se règle en trois lignes dans le roman, avec une victoire incontestable pour le blade runner, contre cette fabuleuse fin poétique dans le film de Ridley Scott.
 
Fabuleux roman, Blade Runner est en quelque sorte le précurseur de la mouvance Cyberpunk, et, bien plus encore, reste, plus de quarante ans après son écriture, d'une modernité absolue.
 

 

Influences

Cinéma Blade Runner Blade Runner (1982), le chef d'œuvre de Ridley Scott, avec dans les premiers rôles Harrison Ford, Rutger Hauer et Sean Young, est une adaptation relativement libre du roman de Philip K. Dick, relativement mal aimé des puristes, en raison des libertés prises par le cinéaste, quand bien même le film s'avère dans l'esprit l'adaptation la plus réussie à ce jour d'un livre de Philip K. Dick.
Télévision Battlestar Galactica, version 2004 Reboot de la série des seventies, Battlestar Galactica version 2004 s'inspire clairement de Blade Runner, avec ses robots ayant une forme totalement humaine, ainsi qu'une forte propension à la philosophie religieuse. Les producteurs de la série, David Eick et Ronald D. Moore n'ont jamais nié l'influence de Philip K. Dick sur leur série, au point de prendre comme héros Edward James Olmos, le Gaff de Blade Runner version cinéma.
Romans Blade Runner 2 Sorti en 1995, Blade Runner 2, suite non pas du roman mais du film, écrit par l'ami de Philip K. Dick K.W. Jeter, décrit les aventures du Blade Runner Deckard, qui s'est enfui avec la répliquante Rachel, et qui cherche un moyen de prolonger la vie de celle-ci, finalement bel et bien limitée à quatre ans. On retrouve dans ce roman les principaux personnages ayant fait le succès du film, y compris les humains ayant servi de modèle aux répliquants du film (Rachel, Roy,...).
Un roman à réserver aux fans.
  Blade Runner 3 Suite de Blade Runner 2, ce nouvel opus, datant de 1996, toujours écrit par K.W. Jeter, montre maintenant un Deckard vivant sur mars et travaillant sur un film narrant ses aventures passées.
  Blade Runner 4 Quatrième aventure (non traduit en français à ce jour) dans l'univers décrit par Ridley Scott dans son film tiré du roman phare de Philip K. Dick, Blade Runner 4, écrit en 200 par K.W. Jeter change de personnage de point de vue, en mettant en avant une Blade Runner nommée Iris.
Jeu vidéo Blade Runner le jeu vidéo Sorti en 1997, le jeu vidéo de Westwood Studios Blade Runner est une adaptation du film de Ridley Scott, certains acteurs (comme Brion James) reprenant leur rôle. Jeu ouvert en termes de possibilités puisque dépendant des choix faits par le joueur, permettant ainsi plusieurs fins, dont certaines où le héros, un Blade Runner, se retrouve en fait être un répliquant.

 

 


 
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