retour à la page d'accueil

Retour à la section dédiée au cinéma.



 

Star Trek Insurrection

Affiche du film

 


 

Titre original

Star Trek Insurrection

Synopsis

Picard reçoit des ordres qui bafouent le décret indiquant qu'aucune expédition ne doit modifier le comportement des civilisations. Il va se rebeller et mener une lutte acharnée pour sauvegarder le paradis de Ba'Ku, planète de la jeunesse éternelle.

Genre

Science-Fiction

Année de production

1998

U.S.A.

Date de sortie en France

3 mars 1999

Réalisateur


Musique

Jerry Goldsmith

 
 

Casting

Acteur
Photo
Rôle
Patrick Stewart Capitaine Jean-Luc Picard
Jonathan Frakes Commander William T. Riker
Brent Spiner Lieutenant Commander Data
LeVar Burton Lieutenant Commander Geordi La Forge
Michael Dorn Lieutenant Commander Worf
Gates McFadden Docteur Beverly Crusher
Marina Sirtis Commander Deanna Troi
F. Murray Abraham
F. Murray Abraham Ad'har Ru'afo
Donna Murphy
Donna Murphy Anij
Anthony Zerbe
Anthony Zerbe Vice Amiral Dougherty
Gregg Henry
Gregg Henry Gallatin
Daniel Hugh Kelly
Daniel Hugh Kelly Sojef
Michael Welch Artim
Stephanie Niznik
Stephanie Niznik Perim
Tracee Cocco Enseigne Jae
Tom Morello un officier Son'a


 

Nominations

Saturn Award Academy of Science Fiction, Fantasy & Horror Films
catégorie
Année
Gagnant
Meilleurs maquillages1999Michael Westmore
Meilleur film de science-fiction1999 

 
Les nominations obtenues par Star Trek Insurrection sont:
 Nomination pour le Hugo de la meilleure histoire en 1999 aux Hugo Awards.

 

Critique du Film

Note :
 
 
L'Enterprise E dans Star Trek Insurrection

 
Star Trek Revolution

 
La franchise Star Trek est l'un des plus rentables de l'histoire de la télévision. Après une première série (celle avec Kirk et Spock, qui aura duré 3 saisons), une nouvelle équipe prend le relai, celle de la nouvelle génération (qui officiera dans 7 saisons et en tout 4 films). Trois autres séries verront le jour, Star Trek Deep Space 9, Star Trek Voyager, et Star Trek Enterprise. A ce jour, l'équipage le plus vu au cinéma reste celui du capitaine Kirk (7 films au compteur, un en préparation), contre "seulement" 4 pour le capitaine Picard et ses fidèles amis. Star Trek Insurrection fait partie de ses quatre films (les autres étant Star Trek: Générations, Star Trek: Premier Contact, et star Trek Nemesis).
Pour les non fans, les épisodes cinématographiques de l'univers Star Trek se ressemblent tous. Cette vision est non seulement étriquée, mais aussi totalement fausse, puisque cette très longue saga cinématographique a connu des hauts et des bas (le premier film de la saga, Star Trek: Le film, réalisé par Robert Wise est considéré par beaucoup comme l'un des meilleurs films de science-fiction des années 70, si ce n'est du XXème siècle, tandis que Star Trek IV : Retour sur Terre est presque unanimement considéré comme un mauvais film). Il est indéniable, cependant, qu'un certain ras-le-bol de la part des spectateurs (en dehors des fans bien entendu) se fait sentir, en tout cas au cinéma, et ce même si tous les films de la franchise ont rapportés beaucoup d'argent.

 
Jean-Luc Picard (Patrick Stewart) dans Star Trek Insurrection

 
Pour ce nouvel opus de la saga, on retrouve à la réalisation Jonathan Frakes, alias William Riker, le second de l'Enterprise. L'homme n'en est pas à sa première réalisation, puisque en plus d'avoir tourné de nombreux épisodes de Star Trek: la nouvelle génération et autres spin-off, il a aussi et surtout le précédent film de la franchise à son actif, Star Trek: Premier contact, pour lequel son travail fut salué par les professionnels. Il replonge donc dans l'univers qu'il connaît si bien, tout comme l'ensemble du casting de la série.
D'entrée de jeu, une décision importante est prise: après les derniers épisodes, plutôt sombres, il est décidé de revenir à une ambiance plus légère, plus optimiste, plus proche en fait de l'esprit de Gene Roddenberry, le créateur de l'univers Star Trek.
Exit donc les borgs, et bonjour aux Ba'ku, une peuplade paisible ayant accès au secret de l'immortalité. Visuellement, le film mettra aussi la barre très haut, puisque entre les tournages en décors naturels (splendides vues de la Sierra Nevada, en Californie), et les CGI (premier film de la franchise où les vaisseaux spatiaux sont intégralement en images de synthèses, permettant ainsi des mouvements jusqu'alors impensables), tout est fait pour rendre ce nouvel opus de la saga Star Trek, peut-être pas inoubliable, mais en tout cas plaisant pour le spectateur. Thématiquement, comme toujours dans Star Trek, aussi bien au cinéma qu'à la télévision, les ambitions sont élevées (il est hors de question de faire un film d'action avec des effets spéciaux et des explosions toutes les 10 minutes sans aucun message derrière).
 
Geordi La Forge (LeVar Burton) et Jean-Luc Picard (Patrick Stewart) dans Star Trek Insurrection

 
Difficile par contre de trouver un sujet qui ne fut pas déjà traité, car si l'on compte l'ensemble des séries de la franchise, on dépasse les 400 épisodes! Le scénariste, Michael Piller se voit la lourde tâche de trouver un sujet qui soit à la fois original, passionnant, et positivement léger. Et bien entendu, qui laisse la place à quelques grandes scènes d'action. Dernier point, les fans doivent trouver le film intéressant, et les néophytes ne doivent pas se sentir à l'écart (le risque avec des personnages nombreux aux interactions complexes étant bien évidemment de perdre en route les non spécialistes de la série).
Michael Piller se décide pour une histoire qui, dans un premier temps, entraînera Jean-Luc Picard dans une enquête visant à comprendre pourquoi l'androïde Data s'est retourné contre la Fédération, au mépris de la Prime Directive (ne pas interférer avec des civilisations moins évolués), pour terminer par voir les membres de l'Enterprise se retourner contre la Fédération afin de sauver les Ba'ku. Cependant, ce scénario en deux mouvements déplait à tous, y compris au scénariste, qui décide d'uniquement se focaliser sur la seconde partie du film (la première étant expédiée en 5 minutes. Le but avoué du cinéaste, et bien entendu du réalisateur, est de faire les 7 mercenaires dans l'espace.
 
F. Murray Abraham dans Star Trek Insurrection

 
L'histoire est typique d'une aventure Star Trek, avec son lot de voyages dans l'espace, de combats spatiaux (et ce même si Gene Roddenberry avait toujours eu comme souhait de faire de la S-F sans combats), de mystère, et de thèmes forts, aussi bien dans le genre S-F (ici, la fontaine de Jouvence), que de morale (la déportation d'une minorité pour le bien d'une majorité plus forte). Tellement typique de la saga que l'on retrouve quelques unes des idées les plus fortes déjà traitées dans les précédentes séries. Ainsi, on retrouve le concept principal de l'épisode Homeward (de la septième et dernière saison de la nouvelle génération), où tout un peuple est déporté via un holodeck (pièce de réalité virtuelle). De même que l'on retrouve aussi l'un des concepts de base de l'épisode The Omega Glory (série originale), où l'équipage de l'Enterprise se retrouve coincé entre deux peuples qui s'affrontent pour le secret de l'immortalité.
Bref, ce scénario n'est donc pas aussi original que l'avaient espérés les producteurs. Jonathan Frakes déclarera d'ailleurs qu'il a fait ce film avec ce qu'il a pu, considérant le script comme faible, et qu'il aurait espéré pouvoir faire mieux.
 
Les vaisseaux So'Na, dans Star Trek Insurrection

 
Cela n'empêcha pas la star F. Murray Abraham (Amadeus) de participer au tournage. Il y incarne le chef des So'Na, cherchant à prendre possession de la planète de jouvence, et ce par tous les moyens. L'acteur a adoré participer à un film Star Trek, déclarant même qu'il était prêt à revenir jouer dans un futur film ou épisode T.V. avec beaucoup de plaisir. Même si à ce jour cela ne s'est pas encore fait, cela montre l'ambiance très décontracté qui règne lors des tournages de la franchise. Les productions Star Trek sont d'ailleurs réputées pour cette ambiance chaleureuse et amicale.
Cela ne veut pas dire pour autant que les acteurs s'amusent tous les jours. Prenons l'exemple de l'acteur Brent Spiner, qui joue l'androïde Data. Entre le maquillage journalier (depuis le temps qu'il endosse le costume de son personnage aux yeux jaune, il commence à avoir l'habitude, et les nombreuses scènes d'action le mettant en scène, l'acteur n'a pas beaucoup le temps de se reposer. Qui plus est, pour une scène, il fut obligé de se plonger dans un lac à l'eau glaciale. Mais l'acteur aime donner de sa personne.
 
un village paradisiaque où vivent les Ba'Ku dans Star Trek Insurrection

 
Les fans seront contents avec ce nouveau film, qui, grâce aux effets spéciaux numériques, montre enfin des vaisseaux spatiaux aux mouvements impressionnants (la poursuite entre les deux vaisseaux de la Fédération est un exemple de ce que peut proposer de plus les films Star Trek par rapport aux épisodes de la série T.V.). De plus, ils pourront enfin voir le yacht du capitaine, souvent mentionné mais jamais vu. Bien peu par contre pour les non drogués à la saga. Ceux-là se rattraperont avec les scènes de bravoure dont le film ne manque pas.
Ce film est aussi le premier à ne montrer aucune scène se déroulant sur Terre (ou sur son orbite). Il est aussi le plus court à ce jour (100 minutes environ). Mais là aussi seuls les fans pourront le noter.
 
Si vous avez aimé Star Trek Insurrection, vous aimerez aussi:
 
  Film Pourquoi
Star Trek : Premier contact Star Trek : Premier contact L'épisode précédent de la franchise
Star Trek : Némésis Star Trek : Némésis L'épisode suivant de la franchise
Les 7 Mercenaires Les 7 Mercenaires L'influence artistique majeure du réalisateur, Jonathan Frakes
 
 


 

Conclusion


 
Picard (Patrick Stewart) et des E.T. dans Star Trek Insurrection

 
Un film de la saga Star Trek n'est pas un film comme les autres, et Star Trek: Insurrection n'échappe pas à la règle. Les détracteurs de la franchise trouveront le film mauvais, tandis que les fans le trouveront fabuleux. La réalité est sans doute ente les deux, mais l'image véhiculée par la franchise est telle qu'il est difficile de dissocier film et série T.V.
Cela a d'ailleurs comme conséquence malheureuse de rabaisser le film au rang de simple épisode T.V. tourné avec des gros moyens, alors même qu'effets spéciaux et photographie sont d'une grande qualité.
Le budget du film est d'environ 58 millions de $ (ce qui n'est finalement pas tant que cela, si l'on compare à d'autres productions similaires, comme Star Wars épisode 1: la menace fantôme, avec un petit peu plus de 100 millions de $). Le film aura rapporté 112 millions de $, prouvant encore une fois la rentabilité de la franchise, qui dure depuis maintenant une quarantaine d'années.
L'immortalité et la fontaine de jouvence ont souvent été traitées au cinéma (récemment dans le prétentieux et raté The Fountain, de Darren Aronosky), mais Star Trek Insurrection y apporte quelque chose de nouveau.
 
Un film certes pas parfait, mais qui plaira aux amateurs de films d'actions et de science-fiction. Le fait qu'il soit porté par quelques acteurs de haute volée (Patrick Stewart et F. Murray Abraham en tête) est évidemment pour beaucoup dans le plaisir que l'on a à voir un tel film.
 
Pour en savoir plus sur ce film, rendez-vous sur son site officiel. Téléportation!

 
Star Trek Insurrection

 

 


 
retour à la page d'accueil