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Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes, Millénium 1


 


 
Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, chez Acte Sud

 

Auteur

Stieg Larsson

 

Genre

Policier
 

Année de sortie

2006
 

Résumé

Ancien rédacteur de Millénium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d'une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.
Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu'il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu'au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.
Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l'écorchée vive vont résoudre l'affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu'il faudrait peut-être taire.


 


Avis

Note :
 
L'adaptation cinématographique du roman de Stieg Larsson Véritable mode littéraire, la saga Millénium est lue même par des lecteurs ne s'intéressant pas au genre policier, tout comme Harry Potter es lu même par ceux qui n'aiment pas la fantasy. Mais, en tant que phénomène mondial, tout le monde veut lire ces fameux romans. S'il est difficile si ces romans passeront à la postérité, il faut bien reconnaître qu'aussi bien pour la saga de Stieg Larsson que pour celle de J.K. Rowling, l'auteur offre à son public une oeuvre de qualité. Dans le cas de Millénium, en tant que whodunit (un sous-genre du policier où le but est de découvrir, parmi un liste de suspects, lequel est le coupable, comme par exemple dans les romans d'Agatha Christie), il est bien difficile de trouver et le coupable et la clé du problème avant les derniers chapitres du roman (en gros, on est très loin d'un Mary Higgins Clark). L'enquête est bien menée, avec un début en douceur (peut-être trop, tant certains lecteurs pourront avoir du mal à rentrer dans le livre, au point d'abandonner en cours de route), pour finir sur les chapeaux de roue, avec retournement de situation de dernière minute et suspens à la clé.
De plus, les personnages, et en particulier les deux héros, Lisbeth et Mikael, sont attachants et suffisamment originaux pour avoir une identité propre (et ne pas simplement être un énième enquêteur sans âme, dédié à son boulot et à la psychologie limitée au strict minimum. Bien au contraire, les personnages sont complexes, avec de nombreux secrets, failles et autres petits défauts qui les rendent humains. De plus, Mikael est clairement une version fantasmée par l'auteur de lui-même (âge relativement équivalent, métier similaire, et surtout credo et engagement identiques).
D'ailleurs, tout comme Stieg Larsson a toujours défendu les minorités, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes pointe du doigt les extré;mistes, qu'ils soient pronazis, sadiques, et bien sur misogynes, le livre étant une diatribe contre les maltraitances des femmes, et ce sous toutes ses formes (meurtre, viol, silence, enfermement, ....).
Tout comme dans "la vraie vie", Stieg Larsson dénonce dans ce premier tome de sa saga, et les bandits de la finance, et les journalistes véreux et incompétents.
 
On peut reprocher au roman d'avoir du mal à décoller (surtout qu'au début du livre, le lecteur est assommé de noms de personnages, pour la majorité faisant partie de la même famille, et qu'il est assez difficile de se souvenir qui est qui, et ce même avec l'arbre généalogique fourni dans le livre par le héros); on peut aussi trouver que les méchants, une fois démasqués, ont trop tendance à être bigger than life (le moins que l'on puisse dire, c'est que Stieg Larsson, dans la description des perversités de ses personnages, va très loin). Mais malgré ces défauts, Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes est un excellent roman policier, dont on redemande une fois arrivé à la dernière page. S'il n'existe que trois volumes à cette saga, c'est bien entendu lié à la mort prématurée de son auteur, ce dernier ayant en tête d'en écrire bien d'autres (il imaginait une dizaine de romans).
 
 

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