Ce livre est le second roman mettant en scène Mc Cash, le flic borgne et bourru qui avait fait le succès de
plutôt crever. Moins réussi que le premier volume, cette nouvelle
aventure de l'irlandais sans prénom perd en réalisme ce qu'il gagne en aventure. On se retrouve plongé dans les pires cauchemars
de la société, où argent rime avec corruption, ou sexe rime avec luxure et dépravation, échangisme, voir même
avec pédophilie. Des réseaux clandestins prêts à tout pour vendre des esclaves mineurs à de riches personnalités
se retrouvent donc en face d'un Mc Cash qui, justement, se retrouve du jour au lendemain père d'une jeune fille.
Même si le roman se laisse lire très facilement, le lecteur se retrouve souvent à la limite du décrochage, l'histoire
étant par moment un petit peu too much. Très (trop?) semblables aux mésaventures d'un Joe Kurtz
(
Vengeance et ses suites, tous de
Dans Simmons), mais en moins fun, les nouvelles péripéties de Mc Cash peuvent
déplaire aux plus difficiles des lecteurs de romans policiers.
Pourtant,
Caryl Férey s'amuse avec le lecteur (en donnant à chaque titre de
chapitre un nom de chanson des Clash, toujours en rapport avec le contenu du chapitre), et démontre une certaine habileté à
faire coller et son histoire et son concept (un roman sou l'influence de Joe Strummer, le leader des Clash).
Loin d'être inoubliable,
la jambe gauche de Joe Strummer permet au moins au lecteur de passer un bon moment. N'est pas à cela que
sert la lecture?