|
Retour à la section dédiée au cinéma. |
Zodiac
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Titre originalZodiacSynopsis
Zodiac, l'insaisissable tueur en série qui sévit à la fin des années 60 et
répandit la terreur dans la région de San Francisco, fut le Jack l'Eventreur de l'Amérique.
Prodigue en messages cryptés, il semait les indices comme autant de cailloux blancs, et prenait un malin
plaisir à narguer la presse et la police. Il s'attribua une trentaine d'assassinats, mais fit bien d'autres
dégâts collatéraux parmi ceux qui le traquèrent en vain.
Robert Graysmith, jeune et timide dessinateur de presse, n'avait ni l'expérience ni les relations de son brillant collègue Paul Avery, spécialiste des affaires criminelles au San Francisco Chronicle. Extérieur à l'enquête, il n'avait pas accès aux données et témoignages dont disposait le charismatique Inspecteur David Toschi et son méticuleux partenaire, l'Inspecteur William Armstrong. Le Zodiac n'en deviendrait pas moins l'affaire de sa vie, à laquelle il consacrerait dix ans d'efforts et deux ouvrages d'une vertigineuse précision...
GenrePolicierAnnée de production
Date de sortie en France17 mai 2007RéalisateurDavid Fincher
MusiqueDavid Shire
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Casting
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Inspiré des deux romans écrits par le dessinateur Robert Graysmith (Zodiac, en 1986, et Zodiac unmasked : the identity of
America's most elusive serial killer revealed en 2002), l'un des principaux protagonistes de l'affaire qui a décrié la chronique
américain entre la fin des années 60 et la fin des années 70, le film de David Fincher n'arrive pas à éviter les
travers de ce genre de retranscription (à l'instar du JFK d'Oliver Stone), à savoir faire de l'auteur du roman à
l'origine du métrage (Robert Graysmith dans Zodiac, et Jim Garrison dans le cas de JFK) le héros, seul contre
tous, et unique possesseur d'un réalité connue de lui seul. A noter que dans les deux cas, le mystère est à ce jour toujours
total, et qu'il y a très peu de chance que la vérité puisse apparaitre un jour. Tout comme dans l'affaire du serial killer
coréen, ayant sévie dans les années 80, et dont le film Memories of murder de Joon-ho Bong est inspiré.
Cependant, là où le réalisateur coréen arrivait à faire de son film un vrai thriller passionnant, et ce malgré
le côté non résolu de l'affaire, l'effort de David Fincher n'arrive pas à entrainer son audience dans les méandres
de cette enquête s'étendant sur deux décennies.
Rarement film de tueurs en série n'aura été aussi intimement lié au cinéma. Entre un tueur inspiré de façon quasi sure par La Chasse du comte Zaroff d'Ernest B. Schoedsack et Irving Pichel (1934), et des films (ou série) directement inspiré de l'affaire, et de l'inspecteur principal de l'enquête, l'inspecteur Toschi (le personnage de Steve McQueen dans Bullit, celui de Clint Eastwood dans l'inspecteur Harry -film directement inspiré de l'actualité du Zodiac d'ailleurs-, et le Michael Douglas de la série Les Rues de San Francisco), jamais l'actualité et le cinéma américain n'avaient été aussi lié. Surtout si l'on pense que le vrai tueur (dont le nombre de meurtres oscille entre une dizaine et 200), était à la recherche de la notoriété (il suffit de voir le nombre de lettres et de puzzles qu'il a laissé aux journalistes et aux policiers pour s'en convaincre).
Premier film intégralement tourné en Haute Définition, le métrage de David Fincher montre encore une fois l'amour de
celui-ci pour la technique, au risque des effets trop démonstratifs (Panic Room et sa théière, ou encore certaines scènes
de Fight Club, comme la scène de l'explosion de l'appartement du héros, sont là pour la rappeler). Cette recherche de l'effet
peut énerver le spectateur. Ici, relativement peu d'effets trop voyants, mais un manque de parti pris de la part de l'auteur (paradoxalement les
seuls partis pris, comme l'identité du tueur, ont tendance à énerver car surtout basé sur des intuitions, toutes les preuves
matérielles allant à l'encontre de la démonstration). Le film est présenté en 2007 au Festival de Cannes, au sein de la compétition officielle.
P.S.: Tout comme dans l'affaire coréenne décrite dans Memories of murder, l'utilisation des techniques modernes de recherches ADN auraient grandement aidé l'affaire du Zodiac, mais la technologie n'a pu être utilisée sur les deux affaires que bien tard, et sans résultat probant.
|