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Infernal Affairs III

Affiche du film


Titre original

Mou gaan dou III: Jung gik mou gaan

Synopsis

Il y a dix ans, Yan et Ming étaient les deux meilleurs élèves de l'école de police. Yan a été sélectionné en secret par ses supérieurs pour devenir un agent infiltré dans les triades. Ming est devenu un officier respecté mais qui a voué sa cause au parrain de la mafia. Aujourd'hui il sont chargés de découvrir le traître qui se cache dans leur camp. Mais ce qu'ils ne savent pas encore, c'est qu'ils vont se traquer eux-mêmes...

Genre

Policier

Année de production

2003

Chine

Date de sortie en France

DTV

Réalisateur

Andrew Lau
Alan Mak

Musique

Kwong Wing Chan

Casting

Acteur
Photo
Rôle
Tony Leung Chiu Wai
Tony Leung Chiu Wai Lau Kin Ming
Andy Lau
Andy Lau Lau Kin Ming
Leon Lai
Leon Lai Yeung Kam Wing
Daoming Chen
Daoming Chen Shen Chen
Kelly Chen
Kelly Chen Lee Sum Yee
Anthony Wong
Anthony Wong Wong Chi Shing
Eric Tsang
Eric Tsang Sam Hon
Sammi Cheng
Sammi Cheng Mary
Carina Lau
Carina Lau Mary Hon
Edison Chen
Edison Chen Lau Kin Ming
Shawn Yue
Shawn Yue Chan Wing Yan
Chapman To
Chapman To Tsui Wai-keung

 

Critique du Film

Note :

 

Dans la peau d'un flic

Ce troisième opus ne fait pas suite au deuxième film, mais bien au premier. Il faut dire que les scénaristes ne pensaient pas faire de préquelle aux aventures de Yan et Lau, mais devant la pression....
La fin du premier film sert de pivot à ce dernier opus, revenant d'une par dans le passé proche des deux adversaires (et permettant ainsi de faire revenir l'acteur Tony Leung Chiu Wai), et d'autre part racontant les conséquences de la fin tragique d'Infernal Affairs. La totalité du casting du premier film est donc de retour (et pourtant, à la fin 'Infernal Affairs il n'en restait pratiquement plus un seul de vivant). Ajoutons à cela une partie du casting du second (Carina Lau en tête), et quelques nouvelles têtes (Daoming Chen et Leon Lai), et le spectateur se retrouve dans ce troisième film face à casting luxueux (même si la majorité des acteurs est totalement inconnue en occident, c'est loin d'être la cas en Chine, pratiquement tous les acteurs étant des stars de la musique en leur pays).
L'histoire, reprenant les points forts de l'original, pêche cependant par manque de clarté, le même défaut que le second film de la saga. Il faut dire que le scénario cherche volontairement à brouiller les pistes et à emmener le spectateur vers de fausses conclusion, ce qui est plutôt dans le principe une bonne chose, mais le mélange entre passé et présent, ajouté à une enquête compliquée à suivre, et à la schizophrénie montante de Lau (Andy Lau), font de ce film un métrage vite indigeste et difficile à suivre. On n'atteint cependant pas l'incompréhension du second film de la saga, très difficile à suivre. Faute à un scénario bâclé, sans doute par manque de temps, car le sujet avait un fort potentiel.
Le but premier de l'histoire est clairement de faire revenir sur le devant de la scène les deux principaux acteurs du premier, Andy Lau et Tony Leung Chiu Wai. Le premier sombre lentement dans une sorte de schzophrénie, en cherchant à ressembler au flic incarné par le second et qu'il a tué à la fin du premier film, allant même jusqu'à se rapprocher de la femme que le défunt policier aimait, et toujours incarné par la très belle pop star Kelly Chen. Cette partie est clairement un rajout, permettant à la jeune femme de revenir.
Dans le cas du personnage de Yan/Tony Leung Chiu Wai, Infernal Affairs III n'arrive pas à éviter l'incohérence par rapport au premier chapitre/ de la saga. En effet, toute la fin d'Infernal Affairs repose sur le fait que Yan se retrouve dos au mur, toutes les preuves qu'il est un policier ayant disparues. On découvre maintenant que deux policiers le savaient, en plus de Wong (Anthony Wong). La mort de Yan n'a donc plus aucun sens.

La police intervient dans Infernal Affairs III (Andy Lau)

Les acteurs semblent en partie peu motivés par ce troisième opus. En particulier Anthony Wong, qui avait vu son rôle prendre une importance capitale dans Infernal Affairs II, et qui se voit maintenant rabaissé au rang de faire valoir. Celui-ci a d'ailleurs failli ne pas signer pour cette suite, jugeant son rôle sans intérêt.
Eric Tsang, l'autre grand gagnant d'Infernal Affairs II n'a pas eu les mêmes vélléités, même si l'on sent un manque d'application dans son jeu d'acteur. Il faut dire que pour lui aussi, Infernal Affairs III n'est pas une mise en valeur de ses qualités d'acteur.
En dehors Andy Lau et de Tony Leung Chiu Wai, qui font donc ici leurs retours, la grande gagnante de la distribution des rôles est Kelly Chen, qui passe d'une journée de tournage dans Infernal Affairs (certes remarquée) à une véritable participation, son personnage s'étoffant et prenant une place non négligeable dans ce dernier opus. Cela lui a permis de faire ses preuves en tant qu'actrice, et de s'essayer à autre chose que la chanson, son véritable métier. Comme d'ailleurs pratiquement toutes les personnalités du show-biz à Hong-Kong, le chant étant incontournable pour les icones chinoises.
La mega star de la chanson Carina Lau refait d'ailleurs surface dans le dernier opus, au travers d'une rapide apparition.

Daoming Chen dans Infernal Affairs III

Film prévu pour être (bien) vendu à l'international, Infernal Affairs III, bien plus que le premier film de la franchise, n'évite pas le syndrome typique du cinéma du la Chine nouvelle, à savoir une très forte dose de propagande. En effet, dans Infernal Affairs II, film se déroulant pendant la période britannique, la ville de Hong Kong était montrée comme une vieille ville, pratiquement à l'agonie, les couleurs étant toutes dans les tons sombres; dans Infernal Affairs III, au contraire, le ville a connu un renouveau en devenant chinoise: Elle est maintenant moderne, pleine de couleurs et surtout très lumineuse. On se croirait à Shanghai, ville ultra moderne fleuron de la Chine populaire.
La photographie est de très bonne qualité, comme sur l'ensemble de la franchise, ce qui met bien en valeur l'architecture de la ville, et, bien entendu, la propagande sous-jacente au film.

Carina Lau

Visiblement purement commercial, Infernal Affairs III arrive à grand peine à faire oublier le premier film, véritable perle du genre. Bien au contraire, la faiblesse des deux derniers opus aurait plutôt tendance à faire chuter vers le bas le pourtant très réussi Infernal Affairs, premier du nom, des deux réalisateurs Andrew Lau et Alan Mak.
Au final, la seule chose qu'arrivent à apporter les deux suites d'Infernal Affairs se sont des incohérences. Dommage...

   
 


Conclusion

Affiche teaser d'Infernal Affairs III (Kelly Chen)

Bien meilleur que le second opus, mais très loin d'égaler le génie du premier, ce dernier épisode de la trilogie Infernal Affairs arrive à grand peine à se hisser au niveau des policiers de qualité, et ce malgré un scénario bien ficelé. Le défaut tient plutôt du rythme et du montage, qui rendent l'histoire confuse et trop lente, le spectateur décrochant avant le final pourtant inattendu.
Les acteurs principaux s'en sortent plutôt bien, surtout en comparaison d'un Infernal Affairs II de sombre mémoire.
Preuve en est que rares sont les chefs d'oeuvres qui méritent une suite. Encore moins deux!

Le spectateur en quête de cinéma de qualité préférera sans conteste se replonger dans Infernal Affairs premier du nom.

Affiche teaser d'Infernal Affairs III (Tony Leung Chiu Wai)


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