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La Guerre du faux



 
La guerre du faux, chez Grasset

Auteur

Umberto Eco

 

Genre

Essai
 

Année de sortie

1985
 

Résumé

Une visite dans les sanctuaires du faux que sont les musées californiens, un match de football, une émission télévisée, les actions terroristes des Brigades rouges ou les phénomènes de mode.
Tels sont certains des événements quotidiens ou exceptionnels, légers ou tragiques, qu'analyse Umberto Eco dans ces chroniques écrites au jour le jour. L'intelligence et la finesse, l'ironie et l'humour de l'auteur du Nom de la rose nous entraînent dans la ronde des signes de notre modernité et dévoilent les stratégies de l'illusion.


 

Avis

Note :
 
La guerre du faux, en Livre de Poche Ce recueil de l'auteur du nom de la rose fait partie, tout comme le plus récent à reculons, comme une écrevisse des écrits à caractère pamphlétaire et sociétaire du penseur (quoique l'on retrouve aussi ces points dans ses romans). Traitant de sujets aussi divers que les musées américains, le football ou bien encore Thomas d'Aquin, Umberto Eco nous plonge dans son univers cognitif, d'une érudition et d'une réflexion qui forcent le respect.
Les sujets traités sont très divers, ce qui s'explique par le fait que cette édition française est en fait l'association de trois recueils italiens, Il costume di casa, de 1973, Dalla periferia dell'impero, de 1977, et Sette anni di desiderio, datant de 1983. Les textes quand à eux s'étalent entre 1963 et 1983, et restent pourtant d'une actualité étonnante, plus de 25 ans après leur écriture. Il faut dire que les sujets traités restent, encore aujourd'hui (voir parfois surtout aujourd'hui), des sujets brulants, ou en tout cas centraux dans notre société (le rapport entre pouvoir et médias en particulier semble avoir été écrit de nos jours).
L'une des plus grandes forces d'Umberto Eco, aussi bien dans ses romans que dans ses pamphlets, est de rendre abordable son érudition phénoménale. Le lecteur a ainsi l'impression d'être plus intelligent qu'il ne l'est vraiment (ou en tout cas d'être plus cultivé qu'il ne l'est). Malgré la profondeur, et parfois la complexité, des sujets traités, la lecture est toujours passionnante, pleine d'humour et de dérision (Umberto Eco et ses problèmes vestimentaires!), mais surtout toujours instructive.
 
Oui, on ressort toujours grandi de la lecture d'un écrit d'Umberto Eco, sans aucun doute l'un des plus brillants penseurs italiens (voir mondiaux) de son temps.
 
PS: le titre français est bien entendu un clin d'oeil de la traductrice au roman de Rosny Aîsné, la guerre du feu, et n'est pas à mettre sur le compte de l'auteur, même s'il rend totalement l'esprit de l'essai.

 

 


 
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