
Suite directe du
premier tome, le découpage en deux parties n'étant visiblement fait que pour des raisons
financières, le récit reprend donc exactement là où il s'était arrêté. On retrouve
donc tous les personnages, le fameux comte Drakula faisant même enfin son apparition (dans le dernier quart du roman cependant).
Sa présente plane sur tout le roman, mais il est à peine entraperçu dans le roman, avant d'être
(définitivement?) vaincu, dans un grand happy end malheureusement un peu trop attendu, même si le prologue vient
contrebalancer la scène des grandes retrouvailles.
Le roman, dans cette seconde partie, se concentre presque exclusivement sur l'histoire du père, avec quelques incartades dans
l'histoire du grand-père de l'héroïne, même si la "révélation" de son lien de parenté avec
le professeur Rossi est éventée depuis bien longtemps déjà, tout comme le lien entre la famille d'Helen et
le comte Drakula, qui tombe lui aussi à l'eau, tellement il est convenu. Mais tout l'intérêt du roman n'est pas là,
mais bien dans sa vision originale de faire intervenir uniquement des rats de bibliothèque dans son histoire, et pas un seul
homme (ou femme) d'action, comme c'est trop souvent le cas dans les romans mettant face à face des hommes et des vampires.
L'amour de l'auteur pour les vieux livres est évident, ainsi que son penchant pour les pays de l'est et les vieilles pierres,
ainsi que l'histoire, et tout le roman est ainsi une ode à l'Europe orientale, le personnage de Drakula étant pour
ainsi dire l'excuse pour en parler. Le lecteur se laisse d'ailleurs emporter par cet amour, et par les émotions que
véhicule le récit, pardonnant par la même les quelques erreurs de jeunesse de l'auteur.
La tension et le mystère disparaissent étrangement plus on avance dans le récit, jusqu'à un final trop
convenu, à la limite du bâclé mais encore une fois on peut pardonner à l'auteur, car il s'agit d'un premier
roman, qui se révegrave;le au final de très bon niveau ramené dans son ensemble.
A noter que le titre original du roman,
the historian, est bien plus ambigu et bien trouvé que le titre français,
car l'historien du titre peut, au choix du lecteur, être la narratrice, le père de l'héroïne, le grand-père,
et même Drakula. A chacun d'y voir ce qu'il préfère.
Un très bon premier roman, qui se laisse dévorer d'une traite.