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Le Fils du dieu de l'orage


 


 
Le Fils du dieu de l'orage, chez Folio

 

Auteur

Arto Paasilinna

 

Genre

Roman
 

Année de sortie

1983
 

Résumé

Rutja, velu, la stature imposante, se leva. Il portait une cape en fourrure d'ours, une coiffure de plumes de rapace et un gourdin noueux à la ceinture. Il regarda calmement son père et les autres dieux puis dit d'une voix puissante "Je suis prêt à tout. [...] Absolument tout !" Et c'est ainsi que le fils du dieu de l'Orage descend aujourd'hui du ciel jusqu'en Finlande avec pour mission de reconvertir les Finnois à la vraie foi de leurs ancêtres. Tel un Candide venu du fond des âges, il découvre avec stupéfaction les mystères de la condition humaine et les méandres incompréhensibles de la civilisation. Son apparence ayant de quoi terroriser les populations, il se réincarne en un paisible propriétaire terrien, mais n'hésite pas à frapper de la foudre quiconque lui déplaît. Réussira-t-il à atteindre son objectif ? C'est ce que nous conte avec son humour habituel Arto Paasilinna dans ce nouveau roman, détonant mélange de fable sociale et d'épopée mythologique...

 

 


 

Avis

Note :
 
Arto Paasilinna s'attaque une fois de plus aux petits défauts de ses concitoyens, et ce avec finesse mais piquant. Cette fois-ci, c'est avant tout au rapport qu'ont les finlandais à al religion (mais cet état de fait s'étend en fait à tous les occidentaux). Si clairement, les finlandais n'éprouvent plus le besoin d'aller à l'église, ce n'est pas par manque de foi, mais parce qu'ils n'ont rien à demander à dieu, la société occidentale ayant apporté un confort tel que dieu n'a en fait plus sa place. Ou plutôt, un dieu absent n'a plus sa place. Résultat, il suffit de peu pour les détourner de leur religion au profit d'un nouveau venu (fut-il venu du fin fond de leur histoire). Arto Paasilinna, sans avoir l'air d'y toucher, démontre avec efficacité le fonctionnement d'embrigadement des sectes, et, bien sur, des religions.
L'humour et le ton badin font passer le message, mais le fond est bel et bien là, et il est plutôt grinçant: l'être humain est prêt à croire à n'importe quoi, du moment qu'il y ait du spectacle et du spectaculaire.
Arto Paasilinna en cela est très proche d'un Terry Pratchett, qui dénonce lui aussi les travers de notre société, au travers de ses annales du Disque-Monde.
 
Que ceux qui ne connaissent pas Arto Paasilinna (et ils sont nombreux, car en dehors de Stieg Larsson, les auteurs venant du froid sont assez peu connus en France) se ruent sans hésiter sur son œuvre: elle est non seulement distrayante mais aussi et surtout pleine de sens.

 

 


 
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